OMS : Augmentez les taxes sur les boissons sucrées pour lutter contre l’obésité et le diabète
L'OMS appelle à augmenter les taxes sur les boissons sucrées pour freiner l'obésité, le diabète et les cardiopathies. Rapport choc : sodas et jus sucrés trop bon marché ! Découvrez les recommandations.
Par Kahina Hammoudi
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte : les boissons sucrées deviennent trop bon marché dans la plupart des pays. Résultat ? Une explosion de l’obésité, du diabète, des cardiopathies, des cancers et même des traumatismes, surtout chez les enfants et les jeunes adultes.
Dans son nouveau rapport sur la taxation des boissons sucrées, publié mardi, l’OMS exhorte les gouvernements à augmenter considérablement les taxes sur ces produits nocifs.
Pourquoi les taxes sur les boissons sucrées sont-elles urgentes ?
Les systèmes fiscaux actuels restent inefficaces. Ils laissent les produits nocifs comme les sodas accessibles, pendant que les systèmes de santé croulent sous la pression des maladies non transmissibles et des traumatismes évitables.
« Les taxes sur la santé sont l’un des outils les plus efficaces pour promouvoir la santé et prévenir les maladies », déclare Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, dans un communiqué.
En taxant plus boissons sucrées, tabac et alcool, les États peuvent :
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Réduire la consommation nocive.
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Générer des fonds pour des services de santé essentiels.
Le marché des boissons sucrées : profits records, coûts sociétaux exorbitants
Le marché mondial des boissons sucrées et alcoolisées rapporte des milliards de dollars aux entreprises. Pourtant, les États ne captent qu’une faible part via des taxes liées à la santé. La société paie alors la facture : coûts sanitaires et économiques à long terme.
Source : Rapport OMS sur la taxation des boissons sucrées
Quels produits taxer ? Au-delà des sodas
Au moins 116 pays taxent déjà les boissons sucrées, souvent les sodas. Mais beaucoup échappent encore aux radars :
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Jus de fruits 100% purs riches en sucre ajouté.
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Boissons lactées sucrées.
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Cafés et thés prêts à boire.
L’OMS insiste : élargir la taxation pour un impact maximal sur l’obésité chez les enfants et les jeunes adultes.

En Algérie et au Maghreb, où la consommation de sodas explose, cette recommandation de l’OMS pourrait transformer la politique de santé publique. Qu’en pense le gouvernement ?
K. H.





