Nouveau gouvernement: L’option économique confirmée

S’il faut remarquer que pas moins de dix ministres ont quitté le gouvernement à la faveur du remaniement opéré ce lundi par le président de la république, il y a néanmoins lieu de relever que les principaux portefeuilles ont gardé leurs titulaires.

L’élan de la dynamique économique semble primer dans le maintien de certains ministres.

Un remaniement dont se dégage le souci de maintenir les équilibres mais surtout d’assurer la continuité au niveau notamment de certains secteurs économiques tels les finances, l’énergie et les Mines, l’agriculture et l’habitat ainsi que le commerce.

Comme attendu, Ali Aoun n’a pas été reconduit et le ministère de l’industrie retrouve son schéma classique. L’industrie pharmaceutique prend la forme d’un ministère délégué confié à Fouad Hadji. Ce dernier n’étant pas très connu a néanmoins passé une bonne partie de sa carrière dans le pharmaceutique.

Ali Aoun est donc remplacé par Sifi Chakib en tant que ministre de l’industrie.

C’est surtout le renouvellement de confiance en faveur de ces ministres engagés dans les grands chantiers qu’il est utile de rappeler.

L’essentiel de l’ossature du gouvernement a été conservé. L’option économique pleinement affichée se dégage également de l’introduction de deux secrétariats d’État au niveau du secteur de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, portefeuille conservé par le ministre d’État Mohamed Arkab.

Ce dernier gagne son ticket de confiance et se voit renforcé dans sa mission par ces deux secrétariats d’État, dont la portée témoigne de la vision accordée aux deux secteurs, l’industrie minière ainsi que les énergies renouvelables.

Deux compartiments qui redonnent la dimension des secteurs d’avenir sur lesquels d’ailleurs s’articule une bonne dose de concentration de la feuille de route économique du pays.

Pour sa part, le ministre des finances Laaziz Faid conserve également son portefeuille au lendemain de la présentation de la loi de finances 2025 , caractérisée par un haut niveau de dépenses mais surtout par la présentation des ambitions chiffrées, d’ailleurs confortées par les bons points de la Banque Mondiale et du FMI.

L’argent du pays, reconnu pour sa rigueur et le strict respect des normes est d’ailleurs tenu par une obligation de poursuite de la mission de numérisation de compartiments aussi sensibles que complexes . Les Domaines publics ainsi que l’administration fiscale.

Au chapitre de la sécurité alimentaire, le ministre de l’agriculture, Youcef cherfa, est non seulement reconduit mais en plus il hérite du secteur de la pêche et des ressources halieutiques.

Les gros chantiers , notamment ceux relatifs à l’extension des lignes de métro et de tramways ainsi que la réalisation des chemins de fer ( 6000 kms ) placés sous la conduite du ministère des travaux publics et des infrastructures de base restent également sous la responsabilité de Lakhdar Rekhroukh.

Au commerce, la nouvelle architecture a scindé le portefeuille en deux départements pleins: le commerce intérieur et régulation du marché, confié à Tayeb Zitouni. Et le commerce extérieur et promotion des exportations, un ministère qui revient à Mohamed Boukhari, un économiste connu qui vient tout droit de la présidence de la république où il y exerçait la mission de conseiller chargé des questions financières.

R.AN

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