Mourad Adjal nouveau ministre chargé de la transition énergétique: Fortes attentes sur le développement des énergies renouvelables

Par Khaled Remouche
La promotion de Mourad Adjal de PDG de Sonelgaz à ministre de l’énergie et des énergies renouvelables semble logique.
Le premier responsable de ce nouveau département a acquis une expérience significative dans la gestion des projets de réalisation des grandes installations solaires , puisque Sonelgaz a été pionnière dans la réalisation de petites et moyennes centrales photovoltaïques avant de piloter le programme de développement des énergies renouvelables avec le lancement de deux premiers programmes de 23 centrales photovoltaïques de moyenne et grande capacité au total de 3200 MW sous la formule EPC.
Les travaux ont démarré en 2024 pour s’achever selon les clauses contractuelles en septembre 2025 pour les grandes installations selon une estimation d’un observateur de ce marché.
Si tout se passe bien 2026 marquera la mise en service de ces centrales plaçant l’Algérie parmi les premiers producteurs d’énergie solaire en Afrique.
Le nouveau ministre connait les difficultés de mise en oeuvre de ce programme . Il devrait accompagner Sonelgaz à surmonter ces difficultés en vue d’accélérer cette nouveauté pour l’Algérie.
Mourad Adjal compte à son registre les progrès de Sonelgaz dans l’intégration dans le secteur électrique.
Cette expérience peut être mise à profit pour accroître le taux d’intégration dans la filière solaire.
Cela dit , n’oublions pas que des spécialistes de ce secteur relèvent le manque de visibilité dans le domaine des énergies renouvelables.
Cet handicap concernant l’attractivité du marché algérien, peut constituer une contrainte. Des investisseurs notamment chinois et turcs qui veulent investir en Algerie sont dans l’expectative.
Cependant, d’ores et déjà des opérateurs locaux sont en train de réaliser des investissements dans le domaine de la fabrication des panneaux solaires,du verre solaire et des structures.
Si la fenêtre visibilité s’ouvre par l’annonce de nouveaux programmes de développement de l’énergie solaire , il est certain que nombre d’investisseurs locaux et étrangers vont investir en Algerie et participer à l’augmentation du taux d’intégration dans le domaine de l’énergie solaire.
La Chine, leader mondial dans la filière énergie solaire compte installer sa base de production de panneaux solaires au Maghreb face aux difficultés d’accéder au marché américain, actuellement,rapporte un observateur du secteur.
L’Algérie saisira t-elle cette opportunité pour créer en partenariat des installations de production de Panneaux solaires de grande capacité pour satisfaire les besoins locaux et en exporter une partie ?
Mais là, il faudra faire appel à la réactivité, à la souplesse et à la rapidité dans la prise de décision si on veut que ces intentions d’investissement d’opérateurs locaux et étrangers se transforment en projets concrets.
Autant de challenges que devra relever le nouveau ministre de l’énergie et des énergies renouvelables…
K.R




