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8 mai 1945 : le cri déchirant d’un peuple massacré qui refuse l’oubli !

Par Kahina Hammoudi 

Aujourd’hui, 8 mai 2026, l’Algérie entière pleure et se souvient : 81 ans après les massacres odieux de Sétif, Guelma et Kherrata, la souffrance d’un peuple martyrisé hurle sa vérité. Ce n’était pas une « manifestation réprimée », comme osent le murmurer certains à Paris, mais un génocide colonial pur et simple – des milliers d’Algériens fauchés, villages incendiés, corps profanés dans des fours à chaux. Une tache de sang indélébile sur le front de la France, qui célébrait hypocritement la « liberté » mondiale tout en massacrant ceux qui en réclamaient un lambeau pour leur terre.

Imaginez : le jeune Saâl Bouzid, drapeau algérien en main, abattu pour avoir osé rêver d’indépendance. Les Algériens, vidés de leur sang sur les champs de bataille européens, tendaient la main pour l’autodétermination promise. Réponse française ? Sennafo, aviation, milices coloniales en furie. Des puits remplis de cadavres, des grottes scellées de chair innocente. La « mission civilisatrice » ? Un voile arraché sur la bête immonde : un mensonge d’État, une trahison qui a brisé des familles, ravagé des âmes, et semé les graines de la Révolution du 1er novembre 1954. Ce 8 mai n’est pas une date ; c’est une plaie ouverte dans le cœur de chaque Algérien, un cri de dignité qui refuse l’oubli.

Et la France d’aujourd’hui ? Toujours cette arrogance néocoloniale, drapée de faux-semblants. Elle refuse d’ouvrir ses archives aux historiens algériens, verrouillant la vérité sous des scellés d’État – comme l’avouait Benjamin Stora lui-même en 2021, dans son rapport remis à Macron : « Les archives restent un enjeu sensible, et leur accès partiel entrave la mémoire partagée ». Stora, qui qualifie les massacres de « crimes inexcusables contre l’humanité », pointe du doigt cette opacité qui perpétue le déni. Pire : la loi du 23 février 2005, votée par l’Assemblée nationale française, qui ose « reconnaître les aspects positifs de la colonisation » ! Un affront à la douleur algérienne, une négation qui pue le racisme d’État, alors que Paris parade en champion des droits de l’Homme.

Non, Monsieur le néocolonialisme français : votre silence est complicité, votre déni est poison. Le peuple algérien, trempé dans le sang de ses martyrs, transforme sa souffrance en force inébranlable. Comme l’a juré le Président Tebboune, nous ne laisserons pas la mémoire s’effacer. Ce 8 mai est notre phare : il illumine nos luttes actuelles contre les ingérences, les sanctions économiques masquées et les leçons de « morale » venues de l’Élysée. L’Algérie debout, fière, avance – et votre mensonge s’effrite sous le poids de l’Histoire.

Un génocide colonial qui hurle justice

Pour le peuple algérien, le 8 mai 1945 n’est pas une « victoire » alliée, mais le jour où la France a révélé son vrai visage : celui d’un bourreau colonial assoiffé de sang. Ce vendredi béni, des dizaines de milliers d’Algériens – hommes, femmes, enfants – descendent dans les rues de Sétif, Guelma et Kherrata, drapeaux nationaux en main, pour célébrer la capitulation nazie et exiger l’indépendance promise. Après 400 000 martyrs algériens sur les fronts européens, vidés de leur sang pour « libérer » la France, ils rêvent enfin de souveraineté. La réponse ? Un déluge de balles, de bombes et de haine.

À Sétif, vers 18h30, le jeune scout Saâl Bouzid, 22 ans, est abattu pour avoir osé hisser le drapeau vert et blanc. Ce martyr allume la mèche : la foule, légitimement enragée, riposte, causant la mort de 102 Européens pris dans le chaos. Mais la machine infernale coloniale se déchaîne pour sept semaines de terreur absolue. L’armée française – 15 000 soldats, aviation, croiseur Duguay-Trouin – rase tout : villages incendiés (Kef El Boumba, Titteri), marchés mitraillés (Kherrata : 10 000 paysans cernés), corps entassés dans des puits et grottes à Guelma, familles brûlées vives, femmes éventrées, enfants écrasés sous les tanks. Bilan algérien : 45 000 martyrs civils, des milliers de blessés, des douars rayés de la carte – un génocide planifié pour briser l’âme d’une nation.

Ce n’était pas une « émeute réprimée », mais une extermination systémique, une vengeance impitoyable contre un peuple qui osait se dresser. La « mission civilisatrice » s’effondre en un cri : mensonge éhonté ! Ce bain de sang forge la conscience nationale, unifiant le PPA et le MTLD autour d’une vérité implacable : seule la lutte armée chassera le colonisateur. Étincelle du 1er novembre 1954, le 8 mai grave dans chaque cœur algérien la mémoire des 45 000 innocents, plaie vive qui saigne encore aujourd’hui.

La France d’aujourd’hui perpétue ce crime par le déni : archives scellées aux historiens algériens, malgré les aveux de Benjamin Stora (rapport 2021 : « crimes inexcusables », accès bloqué pour étouffer la vérité). La loi du 23 février 2005 glorifie hypocritement les « aspects positifs » de la colonisation – un racisme légal jamais abrogé. Son néocolonialisme suinte toujours : ingérences économiques, leçons de « droits humains » depuis l’Élysée.

L’Algérie, trempée dans ce martyre, dresse un rempart de mémoire. Le sang de Sétif crie : justice ou rien !

K. H.

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