L’UJS du Brésil réaffirme son soutien au peuple sahraoui et appelle à la fin de l’occupation marocaine

Par Kahina Hammoudi
Réunie à Rio de Janeiro du 2 au 5 juillet à l’occasion de son 23e Congrès national, l’Union de la jeunesse socialiste brésilienne (UJS) a placé la question du Sahara occidental au cœur de ses travaux internationaux. Dans sa déclaration politique finale, l’organisation a réaffirmé sa solidarité « profonde et inébranlable » avec le peuple sahraoui, appelant à mettre un terme à l’occupation marocaine et à garantir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Le congrès, qui a rassemblé des délégations de plusieurs pays, a enregistré la participation du représentant du Front Polisario au Brésil, Ahmed Moulay Ali. Celui-ci a présenté un exposé sur la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance, revenant sur les derniers développements de la question sahraouie et les défis auxquels fait face la population des territoires occupés.
En marge des travaux, plusieurs rencontres ont eu lieu avec des délégations internationales et des personnalités politiques ayant exprimé leur soutien au droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir, conformément aux principes du droit international.
Dans son communiqué final, l’UJS a réaffirmé son soutien à la jeunesse et au peuple sahraouis, dénonçant les politiques menées par le Maroc dans les territoires occupés depuis 1975. L’organisation a appelé les mouvements de jeunesse et les partis politiques à travers le monde à renforcer leur solidarité avec la cause sahraouie, estimant que la reconnaissance de l’État sahraoui représente un facteur essentiel de paix, de stabilité et de justice en Afrique du Nord.
L’organisation brésilienne a également exhorté les gouvernements, en particulier les autorités brésiliennes, à reconnaître officiellement la République arabe sahraouie démocratique (RASD) comme État libre et indépendant et à soutenir son accession aux Nations Unies, en s’appuyant sur les principes du droit international ainsi que sur les décisions des juridictions internationales et africaines.
L’UJS a, par ailleurs, condamné les violations des droits humains attribuées aux autorités marocaines dans les territoires sahraouis occupés, réclamant la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
L’organisation a également renouvelé son appel aux Nations Unies afin qu’elles assument pleinement leur responsabilité dans le processus de décolonisation du Sahara occidental, en organisant un référendum libre, transparent et équitable permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.
K. H.




