Les projets phares qui ont marqué 2025: Secteur minier à l’honneur…

Les secteurs des mines, de l’énergie et des énergies renouvelables ont enregistré, durant l’année 2025, une accélération dans la réalisation des grands projets d’infrastructures à fort impact sur l’économie nationale, permettant ainsi le lancement de l’exploitation d’une part importante, dont la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf), prévue début 2026.
L’année 2025 a aussi été marquée par l’achèvement de la préparation de l’emprise pour le projet de doublement de la voie ferrée minière entre les communes de Driaa et d’Oued El Kebrit (Souk Ahras, 17 km) qui s’inscrit dans le cadre de la modernisation et du doublement de la ligne ferroviaire minière de l’Est (Annaba-Bled El Hedba-Tebessa).
Par ailleurs, la mine de zinc et de plomb de Oued-Amizour (Béjaïa) constitue aussi un projet d’envergure, avec des réserves exploitables estimées à 34 millions de tonnes et d’une production annuelle prévue de 170.000 tonnes de concentré de zinc.
Ce site devrait dynamiser le secteur minier et créer 786 emplois directs et plus de 4.000 emplois indirects et permettra la réalisation d’un chiffre d’affaires de 215 millions de dollars/an.
Le secteur a été renforcé cette année par la promulgation de la nouvelle loi minière qui s’inscrit dans le cadre des réformes visant à consolider la souveraineté économique et à diversifier les sources de revenus nationaux hors hydrocarbures.
La nouvelle loi comprend un ensemble de mesures incitatives destinées à attirer les investisseurs, créer des emplois et encourager les PME à investir dans le secteur, tout en respectant les normes environnementales et en préservant les ressources.
Hydrocarbures: vif intérêt des compagnies internationales
Cette loi vise à attirer les investissements et générer des recettes supplémentaires à travers des partenariats équitables, en assurant un contrôle continu des ressources.
Autre événement marquant de l’année 2025, la conclusion par Sonatrach de nombreux accords d’exploration d’hydrocarbures avec de grandes compagnies internationales, notamment dans le cadre de l’appel d’offres international, « Algeria Bid Round 2024 », qui a suscité un vif intérêt international.
Un succès qui confirme l’attractivité du climat des affaires dans le secteur, grâce aux réformes mises en œuvre et à la confiance internationale dans le cadre juridique algérien.
L’Agence ALNAFT prévoit de lancer un nouvel appel d’offres début 2026, afin de renforcer les partenariats dans l’exploration et le développement des ressources nationales en hydrocarbures, ce qui consolide la position de l’Algérie comme acteur clé à l’international, et fournisseur fiable d’hydrocarbures.
Concernant les énergies renouvelables, l’Algérie a lancé plusieurs projets, notamment le programme d’installation d’une capacité de 15000 MW d’ici 2035, alors que les stations relevant de la première phase estimée à 3200 MW en photovoltaïque, connaissent un bon avancement et devraient être opérationnelles l’année prochaine.
Dans ce sillage, des progrès significatifs ont été enregistrés dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de l’hydrogène, lancée en 2023. L’hydrogène est considéré comme un élément clé de la transition énergétique, comme l’a souligné le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, lors d’une réunion de haut niveau en marge de la 21e Conférence générale de l’Organisation des Nations Unis pour le développement industriel (ONUDI) en novembre dernier.
Dans l’objectif de promouvoir une croissance industrielle durable, diversifiée et à faibles émissions, l’Algérie a lancé plusieurs initiatives destinées à développer l’hydrogène vert, dont le corridor sud de l’hydrogène « SoutH2 », conçu pour acheminer l’hydrogène vert vers l’Europe, ainsi que le projet de connexion électrique « Medlink » reliant l’Algérie à l’Italie.




