Les industriels payeront le gaz au prix négocié: L’approche économique remplace la subvention

À partir de 2025, les industriels devront négocier le prix du gaz utilisé dans leurs unités.
l’Algérie vient en effet de prendre la décision de lever la subvention sur le gaz destiné à l’usage industriel. Décision qui prévoit une entrée en application à partir de 2025 et qui prévoit une baisse du seuil de la subvention, étalée, graduellement sur cinq ans. Jusqu’à son extinction.
L’arrêté datant du 13 octobre dernier, signé par le ministre de l’énergie fixe les conditions et modalités d’application des prix du gaz destiné à un usage industriel.
Au delà d’une consommation annuelle de 200 millions de mètres cubes, le prix du gaz fera l’objet de négociations entre l’unité industrielle et le fournisseur (Sonelgaz). Ceci pour la première année.
Le processus est ensuite ramené progressivement vers un abaissement du niveau de subvention chaque année jusqu’à atteindre la cinquième et dernière année où le prix du gaz sort totalement de la subvention pour devenir librement négociable entre les deux parties.
À souligner que cette nouveauté ne concerne que les opérateurs économiques tant bien nationaux qu’étrangers. Les ménages ne sont pas concernés.
Les pouvoirs publics entendent ainsi agir suivant une approche purement économique, laissant le libre jeu de la négociation entre l’utilisateur et le fournisseur.
l’Algérie produit annuellement en net quelques 102 milliards de mètres cubes de gaz et se voit contrainte d’assumer un niveau de consommation interne qui dépasse les 55 %.
La consommation interne progresse chaque année à hauteur de 7% , ce qui risque de compromettre les ambitions d’exportations d’autant que l’Algérie prévoit dans ses relations contractuelles de passer à un niveau d’approvisionnement élevé de l’Europe notamment via l’Italie.
Par ailleurs les industries du ciment et de la sidérurgie réputées energivores puisqu’elles mobilisent comme intrants entre 30 à 40% de gaz peuvent constituer une des éventuelles raisons d’agir par ce plafonnement des prix.
L’exportation du ciment ou de l’acier équivaut en réalité à une forme d’exportation d’une certaine quantité de gaz subventionné.
R.A




