Le Vatican et l’ONU montent au créneau face aux menaces apocalyptiques de Trump contre l’Iran

Par Kahina Hammoudi
Dans un monde au bord du gouffre, le pape Léon XIV dégaine des mots qui claquent comme un appel à la raison : les menaces proférées contre le peuple iranien sont «inacceptables». Point final. Cette sortie, relayée par Reuters ce mardi, tombe à pic, quelques heures après la bombe lâchée par Donald Trump. Le président américain n’y est pas allé par quatre chemins : «Faire disparaître une civilisation entière cette nuit». Une phrase qui glace le sang, un ultimatum d’une violence inouïe.
Le souverain pontife, qui n’a jamais mâché ses mots contre la guerre qui couve en Iran, passe à l’offensive. Il somme les peuples du monde entier de harceler leurs élus : «Contactez-les, exigez l’arrêt de cette escalade mortifère !» Un cri du cœur qui résonne comme un sursaut humaniste face à l’abîme.
Même écho à New York. Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, lâche sa propre alerte : une «profonde inquiétude» devant ces divagations trumpiennes. «Une civilisation entière rayée de la carte si l’Iran ne plie pas devant Washington ?» s’insurge-t-il. Pour lui, ces paroles criminelles impliquent qu’un peuple tout entier – des civils, des familles, une histoire millénaire – paierait l’addition des choix politiques et militaires d’une poignée de décideurs. Responsabiliser des millions d’âmes pour des jeux de pouvoir : voilà le scandale absolu.
Alors que les tambours de la guerre résonnent plus fort, ces voix – vaticane et onusienne – rappellent une vérité criante : l’humanité n’est pas un pion sur l’échiquier des superpuissances. Reste à savoir si les chancelleries écouteront, ou si Téhéran paiera le prix d’un tweet présidentiel.
K. H.




