Le général de corps d’armée Saïd Chengriha : « L’État algérien restera fidèle aux sacrifices des héros de l’Armée nationale populaire »

Le général de corps d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a affirmé que l’État algérien n’oubliera jamais les sacrifices des membres de l’ANP et des moudjahidine de l’Armée de libération nationale, et qu’il continuera à prendre soin des familles des chouhada du devoir national ainsi qu’à soutenir les blessés et les invalides, en reconnaissance de ce qu’ils ont accompli pour la protection de la patrie et la préservation de sa sécurité et de sa stabilité.
Ces propos ont été tenus dans une allocution prononcée à l’occasion des célébrations commémorant la Journée nationale de l’Armée nationale populaire, en présence du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune. Le chef d’état-major a salué la présence du président de la République, venu présider les cérémonies de cette journée, y voyant une marque de reconnaissance envers les cadres et personnels de l’ANP, en activité comme retraités, ainsi qu’envers les moudjahidate et moudjahidine de l’Armée de libération nationale.
Voici l’intégralité du discours prononcé par le général de corps d’armée Saïd Chengriha :
« Il m’est agréable, en cette occasion, de m’adresser à vous, Monsieur le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, avec les paroles de bienvenue les plus sincères et les marques de gratitude les plus élevées, pour l’honneur que vous nous faites aujourd’hui en présidant les cérémonies commémorant la Journée nationale de l’Armée nationale populaire, en reconnaissance de l’œuvre accomplie par les fils loyaux de l’Algérie, cadres et personnels de l’ANP, en activité et retraités, ainsi que par les moudjahidate et moudjahidine de l’Armée de libération nationale.
Notre devoir aujourd’hui, alors que nous célébrons cette pléiade de héros, est de mettre un terme au fléau de l’oubli, conscients que soutenir ces vaillants combattants, qui ont contribué à l’œuvre de construction et se sont sacrifiés pour la patrie dans les moments les plus difficiles, n’est pas un simple devoir moral, mais une dette qui nous incombe à tous, et l’expression sincère de la reconnaissance de leur rôle décisif dans la préservation des fondements de l’État national, la lutte contre les résidus du terrorisme et l’échec de tous les plans ignobles visant la sécurité et la stabilité de notre pays ainsi que l’unité de notre peuple.
Ceux qui sont présents parmi nous aujourd’hui ne sont pas de simples anciens militaires ou des blessés encore dans nos rangs, mais des ambassadeurs du sacrifice, qui ont offert leur corps en offrande sur l’autel de la dignité.
Nous nous tenons aujourd’hui, avec recueillement, devant des figures de lumière : devant celui qui a perdu des membres en défendant la sécurité de la patrie et du citoyen, devant celui qui a perdu la vue pour éclairer notre chemin vers la sécurité, et devant les âmes qui se sont élevées vers leur Créateur sur les champs de bataille, écrivant de leur sang pur les épopées d’une victoire éclatante.
Ces immenses sacrifices ne sauraient être mesurés à aucune échelle, ni exprimés pleinement par les mots, car ils constituent le prix de la sécurité et de la souveraineté, et le gage d’une gloire éternelle.
Un État qui célèbre ses fils loyaux, et fait de leurs sacrifices une médaille de fierté sur la poitrine de la nation, est un État fortifié, qu’aucun ennemi ne peut pénétrer, dont la sécurité n’est atteinte ni par un guetteur, ni par un traître, ni par un saboteur. C’est cette union unique entre le peuple, sa direction, son armée et ses héros qui fait aujourd’hui de notre Algérie une nation unie et solide, et qui lui permet de renforcer sa résilience globale et d’occuper la place qui lui revient parmi les nations.
De même que vous avez protégé, hier encore, le dos des enfants de notre fier peuple de vos poitrines, sachez, ô héros, que l’État algérien demeurera, aujourd’hui comme demain, votre soutien, et qu’il n’oubliera jamais vos sacrifices ni ne négligera de prendre soin des familles des chouhada du devoir que vous avez laissées derrière vous.
Je ne saurais manquer, en cette occasion particulière, de souligner que notre hommage ne se limite pas à vos sacrifices sur le champ de bataille, mais s’étend également à votre constance dans le domaine des principes. Vous avez prouvé, malgré la douleur et la souffrance, votre fidélité à l’engagement, en refusant absolument que vos blessures servent de prétexte aux semeurs de doute, ou que votre souffrance soit exploitée dans des plans malveillants visant à ternir l’image de l’État et à saper le moral de notre peuple et de nos forces armées.
Oui, vous avez triomphé des traîtres comme vous avez triomphé du désespoir, écrivant ainsi les plus belles épopées de la loyauté ; vous avez été dignes de la patrie, et la patrie, grâce à vous, a été digne de fierté et de dignité.
Je saisis l’occasion de notre célébration d’aujourd’hui pour adresser mes vœux les plus chaleureux et mes félicitations les plus sincères à nos mères et pères moudjahidate et moudjahidine, membres de l’Armée de libération nationale, ainsi qu’à l’ensemble des personnels de notre Armée nationale populaire, en activité et retraités, avec une pensée particulière pour ceux qui veillent aujourd’hui aux frontières et sur chaque parcelle de cette chère patrie, où ils continuent d’accomplir leurs nobles missions nationales avec engagement, compétence et détermination.
Je les remercie et leur rends hommage depuis cette tribune, en votre nom, Monsieur le Président, pour les efforts considérables et les sacrifices continus qu’ils déploient, qui démontrent en permanence leur haute disposition et leur pleine capacité à faire face, avec efficacité et fermeté, aux différentes menaces qui tentent de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de notre pays, ainsi qu’à la sérénité et à la qui étude de notre peuple. »
R. N.




