L’Algérie pilote les efforts africains pour la mise en place d’un système avancé d’alerte précoce à Addis-Abeba

Par Kahina Hammoudi
L’ambassadeur d’Algérie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, Mohamed Khaled, a présidé une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tenue dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, consacrée à l’examen des moyens de renforcer les capacités de l’organisation continentale en matière d’alerte précoce, de prévention des conflits et de réponse rapide, selon un communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Le président du Conseil a souligné, dans son allocution d’ouverture, la nécessité impérative de passer d’une approche réactive à une démarche proactive face aux défis sécuritaires, environnementaux et cybernétiques. L’ambassadeur a par ailleurs présenté quatre mécanismes techniques destinés à activer la réponse rapide et à améliorer la surveillance des risques, à savoir « l’Outil continental d’évaluation des risques et de cartographie des menaces », le « Modèle de l’Union africaine pour l’activation de la réponse », le « Système d’alerte précoce pour la gouvernance », ainsi que la « Matrice analytique des accords de paix en Afrique ».
L’un des faits marquants de la réunion a été l’adoption de ces outils techniques par les États membres, ainsi que l’accueil favorable réservé à la feuille de route proposée pour la mise en place d’une plateforme numérique et d’un tableau de bord interactif destinés à l’échange d’informations. Le Conseil a également salué l’initiative algérienne consistant à élaborer un « outil de cartographie des risques » fondé sur 9 catégories principales de menaces, considéré comme un pilier essentiel pour mesurer le niveau de risque, orienter la diplomatie préventive et anticiper les crises à l’échelle du continent.
K. H.




