La République sahraouie, une voix souveraine et légitime à la TICAD 9, au cœur des enjeux géopolitiques africains

Par Kahina Hammoudi

La République arabe sahraouie démocratique (RASD), en tant que membre fondateur incontestable de l’Union africaine, marque une nouvelle fois sa présence politique forte et déterminée à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), dont les travaux ont solennellement débuté ce mercredi à Yokohama.

Cette participation, conduite par le Premier ministre sahraoui Bouchraya Hammoudi Bayoun, porte la voix du président Brahim Ghali et s’affirme à travers la présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Yeslem Beissat, et de l’ambassadeur permanent de la RASD auprès de l’Union africaine, Lamine Baali.

Leur présence attestée ne se limite pas à une simple formalité diplomatique, elle symbolise la revendication inébranlable d’un peuple en quête de reconnaissance, de développement et de justice.

Dans un contexte international où la question du Sahara occidental demeure l’une des pierres angulaires des rivalités régionales et continentales, la participation sahraouie à la TICAD transcende le cadre strictement économique pour devenir un acte politique d’envergure. Il ne s’agit pas uniquement de dialogue autour du développement africain avec le Japon — partenaire stratégique — mais surtout d’un rappel ferme à la communauté internationale que le statut de la RASD est inscrite dans les résolutions véritables de l’Union africaine et doit être pleinement respecté.

Il faut rappeler que cette année, comme l’an dernier au huitième sommet TICAD, la délégation sahraouie a dû faire face à des tentatives d’intimidation et d’entrave orchestrées par la diplomatie marocaine.

Ces efforts pour marginaliser et effacer la présence sahraouie trahissent un désespoir face à une cause qui gagne en légitimité politique.

Les autorités japonaises, conscientes de ce climat tendu, ont déployé des mesures de sécurité renforcées, assurant une protection rapprochée au Premier ministre sahraoui et à son ministre des Affaires étrangères.

Cette vigilance vise à garantir le respect du principe fondamental du droit de représentation des peuples africains dans les instances qui façonnent leur avenir.

Au-delà de cet enjeu symbolique, la participation sahraouie à la TICAD 9 constitue un vecteur essentiel pour exposer au monde la réalité d’une population maintenue depuis des décennies en situation de colonisation illégitime, en quête d’autodétermination et de développement.

C’est aussi un signal fort adressé aux puissances internationales qui ferment les yeux ou font preuve d’indifférence face à la persistance d’un conflit territorial au cœur de l’Afrique du Nord.

En conclusion, la présence de la République sahraouie à la TICAD 9 incarne un combat politique, historique et géopolitique majeur : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la lutte pour la paix et la stabilité régionale, ainsi que la défense d’un modèle africain de coopération internationale basé sur le respect, l’équité et la justice. Face aux manœuvres d’exclusion et d’opacité, la RASD réaffirme avec force que son peuple et sa cause ne peuvent être ni ignorés ni effacés.

K. H.

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