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La Cour constitutionnelle abrite la 3e session de formation sur la justice constitutionnelle

La Cour constitutionnelle ouvre grand ses portes à la 3e session de formation sur la « justice constitutionnelle ». Lancée ce dimanche en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, elle cible doctorants, masters en droit constitutionnel des universités du Centre et l’École supérieure de magistrature (ESM). Animée par des membres de la Cour et des universitaires, elle s’étend jusqu’à mardi, après des éditions à Naâma et Annaba.

Une ouverture inédite vers l’université

La présidente Leila Aslaoui, qui a supervisé le coup d’envoi, y voit « une traduction concrète de l’ouverture durable de la Cour sur l’espace universitaire ». Objectif : égalité des chances et interaction directe pour former des compétences juridiques nationales. « À la lumière de la révision constitutionnelle de 2020, cette session est cruciale : elle a transformé notre système en renforçant les prérogatives de la Cour, élargissant ses compétences et consacrant l’exception d’inconstitutionnalité comme rempart des droits citoyens », martèle-t-elle.

Investir dans le capital humain, une « nécessité nationale »

Le ministre Kamel Baddari, via son secrétaire général Toufik Guendouzi, insiste : c’est « une étape charnière pour investir dans les étudiants, force intellectuelle de l’avenir juridique ». L’approfondissement du droit constitutionnel ? « Plus un choix académique, mais une nécessité face aux mutations politico-institutionnelles ». L’Algérie post-révision a boosté la Cour comme garante indépendante de la Constitution, avec contrôle des lois et mécanismes citoyens pour protéger les droits.

Le wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, renchérit : la Cour est pilier de l’État de droit et de la primauté de la loi. Son accueil de la session « reflète la volonté publique de promouvoir la culture constitutionnelle chez étudiants et chercheurs, socle de demain ».

Au menu : théorie, jurisprudence et comparaisons

Le coordinateur, professeur Bouziane Aliane (membre de la Cour), cible la diffusion de la citoyenneté constitutionnelle, le respect de la Constitution et la vulgarisation de ses décisions. Thèmes phares :

  1. Théorie générale de la Constitution et système algérien.
  2. Contrôle de constitutionnalité via le modèle local.
  3. Droits fondamentaux, exception d’inconstitutionnalité, contentieux électoral.
  4. Interprétation jurisprudentielle et droit comparé.
  5. Nouvelles compétences de la Cour.

R. N.

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