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Financement du développement : Amar Bendjama plaide pour une mobilisation accrue et un traitement plus rapide de la dette

Par Rym Hamadi  

Le président du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), Amar Bendjama, a appelé lundi à renforcer la mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Il s’exprimait lors d’une réunion conjointe de la 2e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU et de l’ECOSOC.

Rappelant que le monde se trouve à moins de quatre ans de l’échéance de 2030, il a indiqué que le déficit de financement des ODD dans les pays en développement atteint près de 4 000 milliards de dollars par an. Il a plaidé pour davantage de ressources et une meilleure articulation entre financements publics et privés.

M. Bendjama a souligné que le fardeau de la dette pèse sur les investissements de nombreux États, notamment les plus vulnérables. Il y voit non seulement un défi financier, mais aussi un défi de développement, appelant à des solutions plus rapides, plus équitables et adaptées aux besoins, ainsi qu’à des mesures efficaces d’allégement de la dette.

Il a également présenté l’Engagement de Séville comme une feuille de route pour le financement du développement, citant parmi les avancées le lancement de la Plateforme des pays emprunteurs, l’intérêt croissant pour les clauses de suspension du service de la dette et la finalisation de la révision du cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu, conçu par le FMI et la Banque mondiale.

Enfin, il a rappelé le rôle central de l’ECOSOC dans le suivi de ces efforts, à travers le Forum sur le suivi du financement du développement et le Forum sur la coopération pour le développement. Selon lui, les ressources nécessaires n’atteignent pas les pays et communautés à la hauteur, à la vitesse et au coût requis ; il a appelé à traduire les engagements de Séville en actions concrètes.

R. H. 

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