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Iran : Trump salue de « très bonnes » discussions tout en annonçant de nouvelles sanctions

Par Kahina Hammoudi 

Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran, relancés vendredi à Mascate sous médiation omanaise, ont connu un coup de théâtre : Donald Trump a qualifié les échanges de « très bons » tout en signant un décret imposant de nouvelles sanctions pétrolières contre Téhéran.

Une première session « positive » à Oman

Les négociations, les premières depuis les frappes américaines de juin sur des sites nucléaires iraniens, se sont déroulées dans une « atmosphère très positive », selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue en début de semaine prochaine.Téhéran a insisté pour limiter les discussions au dossier nucléaire, refusant d’élargir les échanges au programme balistique ou au soutien aux groupes régionaux.

En contrepartie, l’Iran espère une levée progressive des sanctions qui pèsent sur son économie.

Trump : louanges et coercition simultanées

À bord d’Air Force One, le président américain a salué des discussions qu’il juge « très bonnes », affirmant que « l’Iran veut conclure un accord ». Quelques heures plus tard, Washington a visé quinze entités, deux personnes et quatorze navires impliqués dans le commerce pétrolier iranien.

Ce décret, effectif dès samedi, prévoit aussi des droits de douane supplémentaires pour les pays continuant à commercer avec Téhéran.

Une tactique qui illustre la diplomatie trumpienne : alternance de gestes d’ouverture et de pressions économiques, alignée sur les exigences sécuritaires israéliennes.

Téhéran : fermeté et patience stratégique

L’Iran maintient une ligne cohérente, dénonçant les sanctions unilatérales comme une violation du droit international. Téhéran conteste les affirmations américaines sur la destruction de ses capacités nucléaires, faute de preuves, et négocie « en position de dignité », selon des sources officielles.

Cette séquence révèle les défis d’une négociation avec un locataire de la Maison Blanche imprévisible, influencé par des pressions internes et électorales à l’approche des midterms 2026.

L’Iran, lui, mise sur la constance pour exposer les contradictions de Washington.

France 24 rapportait vendredi que Trump avait pris la parole avant d’embarquer dans Marine One, confirmant la poursuite des échanges. Reste à voir si cette double approche mènera à un accord ou à une impasse.

K. H.

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