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Investissements étrangers en Algérie : hausse inédite portée par la Chine, nouveau cadre réglementaire et diversification sectorielle

Les investissements étrangers en Algérie connaissent une hausse inédite portée par la montée spectaculaire des investissements chinois et les réformes récentes du cadre réglementaire. Découvrez les secteurs clés et les perspectives économiques pour 2025.

Par Kahina Hammoudi 

Après plusieurs années de baisse, les investissements directs étrangers (IDE) reprennent vigoureusement en Algérie, signalant un tournant économique majeur.

Portés par un nouveau cadre législatif adopté depuis 2019, incluant une réforme du Code des hydrocarbures et un Code de l’investissement renouvelé en 2022, les IDE ont franchi un seuil inédit au premier semestre 2025, dépassant 1 milliard de dollars, un niveau jamais atteint depuis la crise sanitaire.

Selon la Banque mondiale, malgré une précédente chute des IDE à 580 millions de dollars en 2015, conséquence directe de la chute des prix du pétrole, la tendance s’est inversée dès 2016. Cette croissance reste toutefois modeste comparée aux pays voisins, en raison principalement de la réglementation restrictives et de la forte dépendance à l’hydrocarbure.

Les annonces d’IDE ont néanmoins atteint des pics remarquables en 2016 et 2018, portés par des projets majeurs dans la chimie, les transports et la logistique.

Le rapport souligne aussi une évolution sectorielle significative. Alors que la période 2010-2014 était dominée par la métallurgie (31,8%), l’immobilier (22,1%) et le textile (14,8%), la période récente 2020-2025 voit une montée en puissance des industries manufacturières, avec la métallurgie (28,4%), l’automobile (22,9%) et la chimie (16%). Cette dynamique s’accompagne d’une création d’emplois différenciée, où le secteur automobile se distingue par une forte intensité en main-d’œuvre, générant près de 9 emplois par million de dollars investi, contre seulement 0,7 pour la chimie.

Fait notable, la Chine s’impose désormais comme un investisseur clé en Algérie. Sa part dans les IDE annoncées a bondi pour représenter un tiers du total entre 2020 et 2025, un contraste saisissant avec sa quasi-absence il y a dix ans. Cette progression intervient alors que les investissements européens reculent, tandis que la Turquie et le Qatar maintiennent des parts stables.

La Banque mondiale anticipe une poursuite de cette tendance avec une augmentation des flux réels d’IDE, soutenue par des prix du pétrole élevés et un environnement réglementaire plus attractif.

Ce renouveau des investissements pourrait contribuer à la diversification économique et à la création d’emplois durables, éléments cruciaux pour l’avenir économique de l’Algérie.

K. H.

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