Incendies criminels en Algérie en novembre 2025 : quatre suspects arrêtés à Tipaza, une wilaya dévastée
Face à des vents violents et des conditions météorologiques défavorables, les sapeurs-pompiers ont livré un combat acharné durant plus de 24 heures.
Par Kahina Hammoudi
Une semaine après les incendies criminels qui ont ravagé les forêts d’Algérie, la vérité éclate : ces feux ont été délibérément déclenchés, mettant en péril la survie de nos écosystèmes et la sécurité de nos populations.
À Tipaza, l’épicentre de ces drames, le pire a miraculeusement été évité. Les autorités ont dû évacuer 55 familles suite à ces flammes déchaînées, qui se sont nourries des vents violents dans des conditions météorologiques difficiles.
Face à des vents violents et des conditions météorologiques défavorables, les sapeurs-pompiers ont livré un combat acharné durant plus de 24 heures.
Pendant ce temps, une cinquantaine d’autres incendies faisaient rage dans plusieurs wilayas du nord du pays, jusqu’à déclencher une mobilisation d’urgence.
Le Wali de Tipaza a annoncé, dès dimanche, l’arrestation de quatre suspects. Dans la foulée, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné l’ouverture d’enquêtes approfondies lors d’un Conseil des ministres, couvrant toutes les wilayas touchées.
La protection civile a recensé 55 feux de forêt sur une quinzaine de wilayas, illustrant l’ampleur de cette attaque contre notre patrimoine naturel.
Incendies de Tipaza : quatre suspects sous les verrous
Le tribunal de Sidi M’hamed, gardien de la justice, a révélé ce jeudi les premiers résultats de l’enquête. Quatre individus ont été arrêtés, accusés d’avoir orchestré ces incendies criminels dans la forêt de Larhat (Tipaza).
Leur acte délibéré a détruit des hectares précieux de pins d’Alep, broussailles, fourrés et terres agricoles, menaçant la biodiversité et la sécurité alimentaire locale.
Ces suspects ont été inculpés pour sabotage mettant en danger la vie des citoyens ainsi que pour incendie volontaire de biens forestiers publics, conformément aux articles 87 bis du Code pénal et 138 de la loi sur les forêts.
Placés sous mandat de dépôt, ils seront jugés, envoyant un message clair face à la barbarie qui menace nos forêts et nos vies.
Ce sombre épisode appelle une vigilance accrue et une lutte implacable contre ceux qui jettent l’Algérie dans les flammes de la destruction. Notre terre et notre peuple méritent protection et justice.
K. H.





