Inauguration d’un réservoir de 3 000 m³ et lancement d’un projet de transfert de 75 000 m³ par jour pour la population de Biskra et El Kantara

Le ministre des Ressources en eau, Lounas Bouzegza, a entamé, vendredi soir, une visite de travail et d’inspection de deux jours dans les wilayas d’El Kantara et de Biskra, afin de suivre l’état d’avancement des travaux des ouvrages hydrauliques, d’évaluer la situation de l’approvisionnement en eau potable et d’inaugurer de nouveaux projets structurants destinés à garantir la sécurité hydrique de la région.
Le ministre a entamé sa visite de terrain en supervisant la mise en service d’un réservoir d’eau d’une capacité de 3 000 mètres cubes à El Kantara centre, dans le but d’augmenter les capacités de stockage et de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de sa population, avant de poursuivre sa visite ce jour vers la wilaya de Biskra pour y examiner plusieurs ouvrages et projets du secteur.
Bouzegza avait, vendredi soir, présidé une réunion de travail élargie en présence du wali de Biskra et du wali délégué d’El Kantara, ainsi que des autorités locales, sécuritaires et des députés des deux chambres du Parlement, au cours de laquelle il a annoncé l’adoption d’un programme d’urgence pour l’année 2026 consacré à l’acquisition de matériels et d’équipements modernes, affirmant que le secteur bénéficie d’une priorité au sein des programmes nationaux, en application des orientations du président de la République.
La réunion a également passé en revue un projet stratégique de raccordement de Biskra et d’El Kantara au système « Béni Haroun », destiné à transférer les eaux vers les communes d’El Kantara, Aïn Zaatout, Loutaya et Chetma, avec un débit de 75 000 mètres cubes par jour au profit de plus de 400 000 habitants.
Concernant la wilaya de Biskra, le ministre a précisé que l’approvisionnement en eau y est jugé satisfaisant en termes de disponibilité, mais que la qualité du service pâtit des fuites, des raccordements illégaux et des lacunes de gestion, soulignant que la priorité réside dans la réhabilitation des réseaux et l’activation du rôle de la « police des eaux » pour limiter les infractions. Il a ajouté que la sécurisation future de Biskra repose sur les grands transferts vers le Sud et les Hauts Plateaux, ainsi que sur le projet de transfert des eaux depuis le barrage de Koudiat Medaouar.
Concernant l’assainissement, le ministre a insisté sur la nécessité de rattraper le retard pris dans la réalisation des stations d’épuration des eaux usées, en s’orientant vers un traitement tertiaire lorsque nécessaire, afin d’exploiter les eaux épurées dans l’irrigation agricole, le reboisement, la lutte contre la désertification et les usages industriels, tout en insistant sur la protection et la valorisation des eaux souterraines.
Le ministre des Ressources en eau a insisté, en somme, sur l’adoption de mesures strictes à l’encontre des entreprises accusant du retard dans la réalisation des projets, soulignant la nécessité de passer immédiatement de la phase de programmation à la concrétisation effective et à la mise en service dans les délais fixés, tout en travaillant de manière anticipée à la préparation de l’ensemble des scénarios futurs.
R. N.




