Importer pour revendre en l’état : la Banque d’Algérie exige désormais la preuve de la capacité financière

Par Nadera Rebiai

La Banque d’Algérie a publié ce 19 mai 2026 l’Instruction n° 05-2026, qui soumet désormais toute opération d’importation destinée à la revente en l’état à une évaluation financière préalable obligatoire.

Le texte est signé par le gouverneur Mohamed Lamine Lebbou et  entre en vigueur immédiatement.

Une solvabilité vérifiée avant toute domiciliation

Avant d’accepter tout dossier, la banque domiciliataire devra s’assurer que les actifs nets de l’opérateur sont au moins égaux à son capital social, sur la base de ses derniers états financiers fiscalement certifiés.

Pour les entreprises récentes, un bilan d’ouverture ou une situation intermédiaire visée par un commissaire aux comptes sera accepté.

Un plafond fixé à 100 % des fonds propres

Le cumul des importations non encore réglées ne pourra excéder 100 % des fonds propres de l’entreprise. Pour garantir le respect de ce seuil, l’importateur devra déclarer l’ensemble de ses opérations en cours auprès des autres banques, via un formulaire annexé au texte.
Une opération n’est considérée soldée qu’après débit effectif du compte.

L’instruction ne s’applique pas aux marchandises déjà expédiées avant sa publication.

N.R.

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