Hécatombe sur les routes algériennes : le bilan tragique du Ramadan 2026

Par Kahina Hammoudi
L’Algérie pleure ses morts sur l’asphalte. À peine entamé, le mois de Ramadan 2026 est déjà marqué par une flambée d’accidents de la route, avec un bilan provisoire effroyable qui dépasse les 200 tués et 700 blessés.
La Gendarmerie nationale dresse un tableau sinistre : près de 500 sinistres recensés sur les premières semaines, Alger en tête, talonnée par Msila et Tipaza. L’excès de vitesse avant l’iftar, cette ruée collective vers le repas du soir, combine ses ravages à la fatigue du jeûne et à la surcharge des axes routiers. Une équation mortelle qui se répète chaque année.
La Protection Civile, active sur le front urbain, complète le décompte avec ses interventions quotidiennes massives – des milliers d’opérations en quelques jours fin février. Bien que sans bilan Ramadan précis à ce jour, ses chiffres historiques gonflent le total de dizaines de victimes hebdomadaires pendant le jeûne.
Comparé à 2025, une timide embellie (-1,4% d’accidents, -9% de morts), mais le massacre perdure : 3 838 vies fauchées sur l’année passée. Contrôles renforcés et campagnes de sensibilisation s’enchaînent, en pure perte tant que l’incivisme et la vitesse règnent.
Face à ce carnage routier, l’urgence est criante. Le jeûne sacralise la patience, pas le précipice. Que faut-il encore pour que l’Algérie freine enfin cette saignée quotidienne ?
K. H.




