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Hausse des carburants en Algérie : une broutille manipulée à des fins troubles

Par Kahina Hammoudi 

L’Algérie affronte une tempête dans un verre d’eau : une hausse dérisoire des carburants, à peine 1,38 DA pour l’essence sans plomb (45,62 à 47 DA/litre), 1,99 DA pour le gasoil (29,01 à 31 DA/litre) et 3 DA pour le GPL-c (9,2 à 12 DA/litre), entrée en vigueur le 1er janvier 2026.

Le ministère des Hydrocarbures, dirigé par Mohamed Arkab, tranche net : cette révision «mûrement réfléchie» couvre les coûts explosifs de production et distribution, tout en préservant une subvention massive de l’État qui absorbe l’écart colossal entre prix réel et pompe.

Des fonds réinjectés dans la modernisation des stations Naftal et Naftec, pour un approvisionnement fluide et des infrastructures au plus près des citoyens – loin du pillage fantasmé.

Grève importée et dialogue ouvert

Les transporteurs débrayent depuis le 1er janvier, invoquant cette goutte d’eau dans l’océan des coûts, mais leur mouvement pue la copie conforme des blocages en Syrie, Iran et Libye.

Arkab et son département tendent la main : tarifs de transport déjà revus à la hausse, dialogue enclenché pour désamorcer – une réponse proactive qui honore l’État.

 À l’approche de la rentrée scolaire ce 4 janvier, la raison doit primer sur le chaos importé.

Code de la route : bouclier vital en débat

Le projet de loi, porté par le ministre Saïd Sayoud à l’APN, traîne en commission, loin d’être voté par les deux chambres. Il cogne juste : dissuasion ferme pour tous les usagers contre les manœuvres kamikazes, peines de prison ciblées sur les assassins du volant bourrés ou camés responsables d’accidents mortels.

Une loi salvatrice, pas un carcan – Sayoud la défend pied à pied face aux corporatistes.

Mains sales à l’horizon électoral

À six mois des législatives de juin et locales de mars 2026, ces agitations sentent la poudre : des ombres machiavéliques gonflent cette miette carburant pour fissurer la stabilité nationale.

Arkab l’affirme : prix parmi les plus bas mondiaux, inchangés depuis 2020, GPL quatre fois moins cher que l’essence pour booster l’écologie et le pouvoir d’achat.

K. H.

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