Hakoum Hamid, chercheur en biotechnologie agricole: «L’Algérie peut réduire sensiblement voire annuler la facture importation de bananes»

Par Khaled Remouche
Plusieurs agriculteurs dans les wilayas de Tipaza, de Jijel veulent produire de la banane en Algérie via la culture sous serre.
Il y va de la réduction significative de la facture importation de bananes voire sa suppression.
Il faut savoir que l’Algérie importe 100.000 tonnes de bananes par an. La facture s’avère salée 150 millions de dollars annuellement.
Cette ambition de réduire ces importations se trouve confortée par la recherche biotechnologique en Algérie. En effet , les résultats de la recherche effectués par la division agricole du Centre de recherche biotechnologique de Constantine ( CRBT ) ont permis de pouvoir mettre à la disposition des agriculteurs de la filière des plants adaptés notamment à notre climat et résistants aux maladies.
Cette avancée réussie grâce à une expérimentation de la culture de la banane sur 1OO hectares a été présentée au Président de la République lors de sa visite de la foire de la production nationale récemment.
Un régime de bananes a été exposé dans le stand du Centre de recherche biotechnologique de Constantine CRBT.
Preuve à l’appui,le Directeur de la station expérimentale biotechnologique agricole dépendant du CRBT, Hakoum Hamid, nous présente des photos de régimes de bananes mûres qui soutiennent la comparaison avec celles importées.
Fort de ces résultats ,il y a un engouement pour la culture de la banane dans ces wilayas.
Il ajoute qu’il y a même des cultures sous serres de bananes donc une production locale de bananes qui peut prendre de l’ampleur une fois accordée l’homologation des plants du CRBT et donc de la production locale de bananes.
C’est en cours d’homologation, indique ce chercheur. Ce qui lui fait dire que
l’Algérie peut réduire de manière significative la facture importation de bananes voire la supprimer.
Il suffit de cultiver la banane sous serre grâce à ces plants sur 3.000 à 4000 hectares.
A noter que le CRBT dispose de 47 hectares de serres pour vérifier la capacité des plants en termes de rendement et de résistance aux maladies.
Cet exemple montre ce que peut apporter la recherche biotechnologique à la réduction de la facture importation de produits alimentaires et à la sécurité alimentaire.
D’où l’instruction du chef de l’État lors du dernier conseil des ministres de recourir à la science pour remporter la bataille des rendements et de la souveraineté alimentaire.
K.R




