Guerre en Palestine: L’insoutenable règle des « deux poids, deux mesures » de l’Occident

Au deuxième jour de la trêve à Ghaza, le monde assiste à l’élargissement du fossé qui sépare le monde occidental du Sud de la planète.
L’application du double standard, y compris lorsqu’il s’agit de vies humaines, est plus criante lors de l’opération de la libération des otages et détenus des deux parties du conflit.
Ce samedi, au deuxième jour de l’accalmie qui a marqué la bande de Ghaza, meurtrie par 50 jours de bombardements intensifs, a montré les limites de la confiance que le monde peut accorder à Israël et à ses alliés.
Alors que l’accord signé entre l’Etat hébreu et le Hamas évoque l’interdiction faite aux avions et drones israéliens de survoler le Sud de la bande de Ghaza, des engons ont été aperçu, brièvement, dans la zone ce samedi après-midi. Pis, alors que le Tel Aviv s’est engagée à laisser entrer dans l’enclave palestinienne 200 camions d’aide humanitaire par jour, ce nombre n’a pas été respecté. L’aide qui entre dans la zone dévastée est largement insuffisante pour faire face aux nombreux besoins urgents des Palestiniens dont une immense partie a perdu des membres de la famille et surtout son logement, puisque désormais, plus de 60% des habitations de l’enclave sont détruites.
En Occident, l’hypocrisie et surtout le manque de considération et d’empathie envers les morts et détenus palestiniens sont plus apparents.
Dans les médias français, particulièrement, un seul son de cloche est entendu. Tout ce que dit Israël est pris pour argent comptant, sans trop de discussion, tandis que la parole palestinienne est systématiquement mise en doute. Preuve en est que les commentateurs et autres journalistes ne prennent pas en compte les reproches que font les combattants palestiniens aux Israéliennes.
Pour eux, seul le Hamas « bloque » la libération des otages, alors que les manquements de l’Etat hébreu sont facilement vérifiables.
A cela s’ajoute l’insoutenable sélection faite entre les Humains : les otages et victimes israéliennes sont surreprésentés, tandis que les détenus et victimes civiles palestiniens sont relégués au rang de « victimes collatérales » ou d’informations secondaires. « Les deux poids, deux mesures » et, plus grave, l’invisibilisation des Palestiniens, pourtant en plus grand nombre, sont inimaginables pour des régimes politiques qui font du respect des Droits de l’Homme un slogan et un principe immuable.
Mais visiblement, cela n’est valable que pour une partie de l’Humanité, celle de ces pays et de leurs alliés. Les autres ne sont que des masses invisibles. Et cela laissera des traces et menace la quiétude du monde.
Akli O.




