Ghaza trois ans après le 07 octobre: Un enfer sur Terre

Par Youcef.O
Le 7 octobre 2023, l’entité sioniste déclare l’état de guerre et lance des frappes militaires sur la bande de Gaza.
Une campagne de bombardements intensifs qui visent officiellement le Hamas et qui se poursuit malgré un cessez-le-feu proclamé l’an dernier.
Dans un territoire si densément peuplé et surtout sous blocus depuis 2007, c’est la population civile qui en subit les conséquences.
Massacres, déplacements forcés, famine organisée, attaques systématiques contre les infrastructures civiles, notamment les hôpitaux : l’ampleur des crimes est telle que nombre d’experts et des organisations israéliennes dénoncent un génocide à Gaza.
Dans une ordonnance historique en 2024, la Cour internationale de justice cite les propos de plusieurs hauts dirigeants israéliens déshumanisant les Palestiniens, et reconnaît le risque plausible de génocide.
Plusieurs commissions d’enquête de l’ONU dénoncent le même crime, et notamment le ciblage des enfants.
Ces trois dernières années, la guerre a en effet profondément bouleversé la vie de millions de personnes dans cette région déjà fragilisée.
Derrière les chiffres des victimes se cachent des vies brisées.
La situation dans la bande de Gaza reste en effet, dramatique, marquée par des années de destructions massives, des déplacements continus et une crise humanitaire profonde, près de trois ans après le début de la guerre en octobre 2023.
Plus de 74 000 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit, et les violences sporadiques ainsi que les tirs continuent de faire des victimes chaque jour malgré l’annonce d’un accord de cessez-le-feu.
Environ 82 % des structures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, laissant des villes entières en ruines alors que près de 80 % de la population (environ 1,9 million de personnes) ont été déplacés, vivant pour la plupart dans des camps de tentes ou des abris de fortune (comme à Al-Mawasi ou Deir Al-Balah).
Les restrictions sévères sur l’entrée de l’aide, du carburant, des équipements médicaux et des matériaux de reconstruction compliquent l’approvisionnement en eau potable, en nourriture et en soins de santé, faisant peser de lourds risques sanitaires et hivernaux sur la population.
« Malgré le cessez-le-feu, la situation humanitaire demeure extrêmement critique », constate lui aussi Joan Tubau, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF) pour les Territoires palestiniens occupés, qui déplore un déclin de l’attention médiatique et politique, désormais concentrée sur la guerre en Iran et ses conséquences globales.
« « C’est l’enfer sur Terre », résume-t-il. « La population vit soit sous des tentes, soit dans des maisons à moitié détruites, concentrée sur un tiers de ce qui était autrefois déjà l’un des territoires les plus densément peuplés au monde, sans accès suffisant à l’eau, à la nourriture et sans gestion des déchets. »
Les plus de deux millions d’habitants et habitantes de Gaza vivent désormais sur une étroite bande côtière ravagée par trois ans de guerre. Et si les bombardements sont moins intenses qu’au plus fort du conflit, les déplacements de population se poursuivent alors que l’armée sioniste étend son contrôle sur l’enclave.
Y.O




