Ghaza : Les hôpitaux confrontés à une «situation catastrophique»

L’agression sioniste qui se poursuit pour le 6ème jour consécutif, sur la bande de Ghaza, n’est pas sans conséquences, y compris sur les hôpitaux et autres structures de santé.
La situation à Ghaza est «catastrophique» et les hôpitaux sont «débordés»,s’en est alarmée Médecins Sans Frontières (MSF), prévenant que «la situation va s’aggraver».
Léo Cans, chef de mission MSF pour la Palestine basé à El Qods, a déclaré que «la situation à Ghaza est catastrophique, les hôpitaux sont débordés. Le nombre de blessés est extrêmement élevé. Il y a un afflux constant dans tous les hôpitaux de la ville sous blocus».
« Les équipes médicales sont épuisées et travaillent 24 heures sur 24 pour soigner les blessés», a ajouté Cans.
L’hôpital al-Chifa de la ville de Gaza déborde de blessés. « Certains meurent bien avant d’avoir pu être soignés» affirme un médecin interrogé par l’AFP.
Aussi, Médecins sans frontières évoque «des pénuries d’eau, d’électricité et de carburant, dont dépendent les hôpitaux pour leurs générateurs ».
Certains établissements n’ont de quoi tenir que pour quatre jours et le gouvernement de Gaza a annoncé que l’approvisionnement en électricité s’arrêterait dans les prochaines heures.
Depuis samedi, l’armée de l’occupation sioniste a lancé son attaque la plus féroce contre la bande de Ghaza depuis 75 ans, tuant plusieurs centaines de personnes dans l’enclave assiégée, qui abrite 2,3 millions de Palestiniens.
«Des bâtiments entiers sont détruits, dont un mercredi soir juste à côté du bureau de MSF», a déclaré Cans, ajoutant que les gens – y compris les membres de l’équipe MSF – recevaient un SMS au milieu de la nuit leur demandant d’évacuer leurs maisons.
L’ONG a évoqué la fermeture mercredi après-midi de l’unique centrale électrique de la bande après une panne de carburant.
«Couper l’approvisionnement en eau, en électricité et en carburant est inacceptable, car cela punit l’ensemble de la population et la prive de ses besoins fondamentaux», a déclaré Cans.
«Je ne pense pas que quiconque soit en sécurité à Gaza », a renchéri Sarah Chateau, responsable du programme Palestine pour Médecins sans frontières.
« Avec l’état de siège total, jusqu’à quand nos équipes vont-elles pouvoir tenir ? On a besoin d’un couloir humanitaire pour appuyer la réponse médicale, amener du matériel, remplacer les équipes sur place», a-t-elle réclamé.
Sur place depuis plus de 20 ans, MSF compte 300 employés palestiniens et 20 internationaux. « On a transféré une partie de nos équipes dans un bâtiment des Nations unies. Les bombardements étaient tellement massifs que les risques étaient trop gros », a-t-elle ajouté.
Y.O




