Ghaza à feu et à sang, l’entité sioniste poursuit ses crimes de nettoyage ethnique

Dans toutes les langues du monde, il est des situations, auxquelles on trouve difficilement des qualificatifs.

C’est le cas de ce qui se passe dans la bande Ghaza qui croule sous les bombes de l’armée de l’occupation sioniste au vu et au su d’une communauté internationale (hypocrite) et incapable de souffler le moindre mot face aux cruautés continuelles de « l’ogre israélien » soutenu dans sa démarche criminelle  par certains pays arabo-musulmans.

Les populations de Ghaza, ce territoire exigu et l’un des plus denses au monde, est en train de subir en effet un génocide sous les yeux de la communauté internationale, alors que l’occupant sioniste poursuit sans répit ses agressions barbares dans l’enclave palestinienne où il a bombardé mardi soir un hôpital, provoquant « une grande tragédie » lors de laquelle des centaines de martyrs ont été dénombrés.

Depuis le lancement de l’agression le 7 octobre, les atrocités sionistes s’intensifient dans la bande de Ghaza, causant des milliers de martyrs et de blessés, sans compter les innombrables dégâts matériels, au moment où les grandes puissances enchaînent les réunions sans parvenir à l’arrêt de cette dangereuse escalade, malgré moult appels dans ce sens à travers le monde pour soulager la population ghazaouie.

« Grande tragédie », « nettoyage ethnique», « crime de guerre », « crime contre l’humanité », « terrorisme d’Etat », « génocide », « violation des droits humains », sont, entre autres, les termes utilisés par  le peu de pays qui osent hausser la voix et organisations, pour condamner le bombardement de l’hôpital, Al-Ahly Arabi dans le quartier d’Al Zaytoun, où s’étaient réfugiées des dizaines de familles palestiniennes, a fait mardi soir au moins 500 martyrs et des centaines de blessés palestiniens, décrit comme l’une des atrocités les plus effroyables de l’histoire moderne.

Ce mercredi 18 octobre, les Palestiniens recherchent des restes de victimes dans les décombres au lendemain de l’explosion dans l’enceinte d’un l’hôpital de Gaza.

Face à ce nouveau bain de sang, le président de l’Etat de Palestine, Mahmoud Abbas, a déclaré : « Nous n’autoriserons pas une nouvelle catastrophe au XXIe siècle, et nous n’accepterons pas que notre peuple soit à nouveau déplacé », en référence à la Nakba de 1948.

« Le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités et prendre l’initiative de publier une résolution pour condamner ce crime et mettre immédiatement fin à l’agression » sioniste à Ghaza, a-t-il insisté.

Un appel similaire a été lancé par son Premier ministre Muhammad Shtayyeh :

« Le massacre de l’hôpital commis par les forces d’occupation est un crime horrible qui s’inscrit dans le cadre de la guerre génocidaire contre le peuple palestinien ».

Le Premier ministre palestinien a appelé le Conseil de sécurité à mettre fin à l’horrible guerre contre le peuple palestinien et a tenu les Nations unies et les pays soutenant l’entité sioniste « pleinement responsables de ce crime ».

La situation à Ghaza est désormais «incontrôlable », faute d’une aide humanitaire pourtant prête à être acheminée, selon le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Chaque seconde où nous attendons l’aide médicale, nous perdons des vies », a déploré mercredi M. Tedros, soulignant que les fournitures médicales étaient bloquées depuis quatre jours à la frontière entre l’Egypte et Ghaza.

La veille, le porte-parole de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Tommaso della Longa, a déclaré que Ghaza était victime d’une « catastrophe » en raison du blocus sioniste imposé depuis 2007, et de l’intensification des attaques contre cette ville.

Y.O/Agences

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