Ghaza 2025 : bilan tragique, négociations de paix et appel du Conseil de l’Europe contre les ventes d’armes à l’entité sioniste

Une délégation de haut rang du Hamas, menée par Khalil al-Hayya, est attendue au Caire ce 12 août 2025 ou le mercredi matin, à l’invitation des autorités égyptiennes.
L’enjeu est de relancer les négociations de paix et d’obtenir un cessez-le-feu durable dans la bande de Ghaza.
Ces négociations se concentreront d’abord sur une trêve provisoire de 60 jours, suivie de discussions approfondies portant sur la libération des colons capturés.
Malgré plusieurs tentatives menées avec la médiation égyptienne, qatarie et américaine, l’entité sioniste continue d’entraver toute avancée. Le Hamas rappelle néanmoins sa disponibilité à un accord, à condition que le blocus meurtrier soit levé, l’aide humanitaire autorisée, et que le génocide systématique cesse.
—Un bilan dramatique : plus de 61 599 martyrs et 154 088 blessés à Ghaza—
Depuis le 7 octobre 2023, la population civile de Ghaza endure une guerre d’extermination qui s’apparente à un génocide sioniste selon plusieurs observateurs et organisations internationales.
Le dernier bilan officiel des autorités sanitaires palestiniennes fait état de : 61 599 martyrs palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants, 154 088 blessés, avec 100 morts et 513 nouveaux blessés uniquement au cours des dernières 24 heures.
Des milliers de victimes encore ensevelies sous les décombres.
Le blocus imposé par l’entité sioniste provoque une famine extrême, privant la population d’alimentation, d’eau potable, de médicaments essentiels et de soins médicaux.
Les infrastructures hospitalières et civiles sont détruites, aggravant une crise humanitaire déjà sans précédent. Des déplacements forcés massifs et la destruction des camps de réfugiés amplifient cette souffrance.
—— Ghaza : le Conseil de l’Europe sonne l’alarme contre les ventes d’armes qui alimentent ce carnage—–
Le mardi 12 août 2025, le Conseil de l’Europe a pris une position ferme en mettant en garde ses 46 États membres contre les ventes d’armes à l’entité sioniste.
Ces transferts d’armes risquent d’être utilisés dans la poursuite de violations atroces des droits de l’homme à Ghaza, théâtre d’agressions qualifiées de génocidaires.
Michael O’Flaherty, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil, a lancé un appel solennel : les États doivent appliquer strictement les normes internationales pour empêcher que ces armes ne servent à massacrer des populations civiles innocentes. Il presse les dirigeants de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir et répondre aux crimes flagrants commis dans la bande de Ghaza.
La décision majeure du chancelier allemand Friedrich Merz de suspendre les exportations d’armes vers « Israël », dans ce contexte, marque un tournant politique salué par nombre d’observateurs. Mais cette suspension doit être suivie d’effets concrets, car la machine de guerre sioniste continue d’écraser Ghaza sous les bombes.
Le Conseil de l’Europe rappelle avec gravité que prolonger ce commerce mortifère, c’est cautionner le génocide, la famine organisée, et le silence complice face à l’horreur.
Il est impossible de détourner le regard alors que Ghaza brûle et que son peuple pleure ses morts. Chaque bombe, chaque missile, chaque jour sans nourriture ni soins est une sentence infligée à des millions d’êtres humains. L’heure est à la mobilisation urgente, à la pression mondiale pour l’arrêt immédiat de ce massacre, la levée du blocus criminel, et la reconnaissance de la dignité humaine du peuple palestinien.
Par Kahina Hammoudi




