GenZ 212 face à la justice implacable du Makhzen : la répression en marche au Maroc

Par Kahina Hammoudi 

Dans le royaume du Makhzen, le pouvoir joue sa dernière carte face à une jeunesse qui refuse de courber l’échine.

Des places aux artères des grandes villes, les voix s’élèvent, vibrantes, puissantes, portées par des jeunes en quête de justice et de dignité. Mais ce pouvoir, corrompu jusqu’à la moelle, hésite entre promesses creuses et répression sans pitié.

Aujourd’hui, il redeviendra impitoyable, déployant sa force brutale, écrasant toute velléité de changement. Le mépris cynique pour la souffrance citoyenne se manifeste dans sa violence répressive.

Le rideau tombe, et la scène se déploie à Agadir. La Cour d’appel a condamné, dans un verdict d’une sévérité inouïe, dix-sept jeunes militants du mouvement GenZ 212.

Ces fils et filles du Rif, de la terre d’Aït Amira, sont jetés en prison pour avoir osé rêver, avoir osé lutter.

Le pouvoir tremble devant cette jeunesse née des réseaux sociaux, nourrie des espoirs que le silence et la peur ne sauraient plus étouffer.

GenZ 212, ce cri vibrant d’une génération qui refuse la fatalité, qui dénonce la faillite des services publics, la corruption rampante, le luxe insensé d’un régime qui glorifie la Coupe du monde 2030 pendant que les écoles vacillent et les hôpitaux s’effondrent.

Au lieu d’entendre ces doléances, le régime déchaîne la violence : matraques, canon à eau, tribunaux expéditifs.

À Aït Amira, la colère s’est embrasée après la charge brutale contre des manifestants pacifiques. Le Makhzen, maître dans l’art de faire du social un crime, fait pleuvoir la peur et la justice expéditive.Quinze ans de prison, dix ans, cinq ans…

Des peines lourdes pour des voix qui réclamaient simplement un avenir, un droit, un espoir. Ils seront enfermés, muselés, mais leurs mots et leurs rêves demeurent invincibles, gravés dans la mémoire d’un peuple qui attend la justice.

K. H. 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page