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France : un grand meeting jeudi prochain à Paris pour lancer le mois d’action contre l’armement de l’entité sioniste

Quatre organisations françaises de solidarité avec la Palestine appellent à un grand meeting, jeudi prochain, pour ouvrir un mois d’action à travers toute la France contre l’exportation d’armes vers l’entité sioniste.

Ce mois d’octobre 2026 marquera la fin d’une troisième année de génocide sioniste à Ghaza, un génocide au cours duquel l’entité sioniste a assassiné au moins 73.928 Palestiniens, dont plus de 1.400 depuis l’entrée en vigueur du prétendu «cessez-le-feu».

Un génocide notamment rendu possible par «la déshumanisation du peuple palestinien et par le fait que de nombreux gouvernements dans le monde, tout en assurant une impunité totale à (l’entité sioniste), autorisent la coopération militaire et le commerce des armes avec elle», dénonce l’appel à ce mois d’action auquel se sont joints plus de 60 syndicats, associations, collectifs et groupes politiques.

Ces organisations rappellent, dans leur texte, que le commerce militaire avec un pays reconnu par la Cour Internationale de Justice (CIJ) comme coupable du crime de génocide implique une obligation juridique des pays membres de la CIJ de prévenir ce crime par tous les moyens possibles.

«La poursuite de commerce d’armes dans ces conditions pourrait enfreindre cette obligation», soulignent-elles.       

«Nos organisations, ainsi que des médias d’investigation, ont documenté la continuité de ces collaborations jusqu’à aujourd’hui, en totale violation des Traités internationaux et des résolutions des Nations unies», affirme l’appel, qui rappelle que la France exporte chaque année une moyenne de 20 millions d’euros de matériel strictement militaire à l’entité sioniste, que plus de 75 entreprises françaises ont des relations liées à l’armement avec cette entité, et que plus de 525 livraisons de matériel militaire à l’entité sioniste ont été documentées depuis octobre 2023.

Les participations au mois d’actions prendront la forme de rassemblements, de manifestations et de conférences tout au long du mois d’octobre, dans l’optique de tisser des liens avec les salariés et leurs syndicats, de mettre la pression sur les responsables de ces entreprises et de dénoncer la complicité active de la France avec le génocide en Palestine.

Lors de ce grand meeting inaugural, les organisateurs promettent de nouvelles révélations sur les livraisons d’armes à l’entité sioniste et la participation de nombreux acteurs du mouvement social, associatif et syndical afin de «donner de la force et de la visibilité» à cet appel, en «partageant les analyses et les leviers d’action».

Les militants veulent rendre visible le fait que «le génocide se fabrique près de chez nous» et mobiliser au plus près de ces rouages locaux, pour «casser la chaîne d’approvisionnement en armement de l’entité sioniste», expliquent ces organisations.

Les organisateurs saluent, à ce titre, la lutte des syndicats de salariés mobilisés ces trois dernières années, leur refus de charger des armes, leurs rassemblements et leurs grèves «qui ont contribué à mettre la pression sur leurs employeurs complices et sur l’Etat français».

«Nous sommes convaincus que c’est grâce à la conjonction des forces salariales, politiques et des mouvements de la société civile que nous pourrons l’emporter etétablir la fin de ce commerce», affirment-ils.

R. I. 

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