Dans une déclaration à l’APS, l’expert économique Ishak Kherchi a mis l’accent sur l’impératif d’associer le secteur privé au financement des start-up, compte tenu de l’importance de ces dernières dans le tissu économique national, à même de passer à une économie basée sur l’innovation et la connaissance, source de richesse et d’emplois, dans le cadre d’un système incitatif.
Après avoir salué les progrès que connaît l’écosystème des start-up, lesquels ont permis à ces entreprises de réaliser des résultats positifs, l’expert a indiqué que les expériences internationales ont prouvé que le secteur privé demeure le moteur principal de ces entreprises.
Dans le même sillage, M. Kherchi a plaidé pour une coordination entre les différents acteurs du domaine, notamment les représentants des entreprises et les organisations patronales, à l’instar du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), appelant à la création d’un fonds d’investissement privé dédié aux start-up pour les financer sous forme de participation au sein de ces entreprises, à travers l’octroi d’exonérations fiscales et d’incitations dans les prochaines lois de finances.
De son côté, l’expert en innovation et en entrepreneuriat, Karim Brouri, a relevé que l’écosystème des start-up en Algérie a connu, au cours des six (6) dernières années, un « saut qualitatif », à travers la création d’un ministère dédié au secteur, la promulgation de lois régissant le domaine, ainsi que la mise en place d’un fonds de financement des start-up.
M. Brouri, qui est également membre du Comité national de labellisation de « Startup », « Projet innovant » et « Incubateur d’entreprises » au ministère de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, a indiqué que l’ouverture du financement de ces entreprises au secteur privé est de nature à accélérer leur croissance et à favoriser leur insertion dans de nouveaux domaines, à l’instar de l’intelligence artificielle (IA) et de l’énergie, tout en facilitant leur accès aux marchés internationaux et l’attraction d’investissements étrangers.