El Hadjar vise les trois millions de tonnes avec un partenaire étranger

Par Lynda.N

La capacité de production visée est de trois millions de tonnes par an, et ce n’est là qu’un des objectifs du vaste plan de restructuration engagé au complexe sidérurgique d’El Hadjar, selon le ministère de l’Industrie, qui affirme vouloir repositionner ce fleuron de l’industrie nationale sur des bases entièrement nouvelles.

Répondant à une question écrite du député Tbesi Mohamed El Hadi, la tutelle a révélé que l’Algerian Steel Company a validé une étude de faisabilité élaborée par des cabinets internationaux de référence.

Ce document, précisera-t-on, constitue désormais le cadre technique et économique du plan de relance du site.

Le ministère reconnaîtra au passage que la situation actuelle du complexe s’est aggravée après le retrait de l’ancien partenaire étranger, qui n’a pas honoré une partie significative de ses engagements contractuels en matière d’investissement et de réhabilitation industrielle, contribuant ainsi à l’affaiblissement et à la dégradation de l’outil de production.

Pour tourner la page, des négociations avancées sont en cours avec un nouvel opérateur étranger en vue d’établir un partenariat stratégique. L’objectif, dira-t-on en substance, est d’introduire des technologies modernes, de bénéficier d’un transfert de savoir-faire et de revoir en profondeur les modes de gestion du complexe.

Et d’informer à ce propos que le plan prévoit une modernisation progressive de l’appareil productif, avec le remplacement des équipements vétustes par des technologies moins énergivores et à moindre coût d’exploitation.

Par ailleurs, et dans le cadre des efforts nationaux de lutte contre la corruption et de valorisation des avoirs saisis, la tutelle révélera que l’entreprise a récupéré des équipements destinés à une usine de production de fer à béton, ce qui permettra d’augmenter la capacité de production d’environ 800 000 tonnes par an.

L’autre axe du projet repose sur la valorisation des gisements nationaux de minerai de fer, notamment ceux de Tébessa et de Gara Djebilet.

“Il s’agit de réduire la dépendance aux importations de matières premières”, expliquera-t-on, en signalant que la production sera réorientée vers des segments à forte demande sur le marché intérieur, sans exclure des débouchés à l’exportation.

Le volet social, enfin, n’est pas en reste. Le ministère assure que des programmes de formation et de requalification accompagneront le plan d’investissement, afin de préparer les travailleurs aux mutations technologiques à venir.

L.N

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page