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Délégation sahraouie à Washington : uppercut diplomatique contre le Makhzen acculé

Par Kahina Hammoudi

La délégation sahraouie à Washington décolle des territoires libérés : sources diplomatiques solides, recoupées avec soin, l’annoncent il y a quelques heures. À sa tête, Mohamed Yeslem Beissat, ministre sahraoui des Affaires étrangères, flanqué de Mouloud Saïd, représentant du Polisario à Washington, et de Sidi Mohamed Ammar, l’homme clé auprès de l’ONU et coordinateur avec la MINURSO.

Cette offensive diplomatique, urgente et de haut vol, n’a qu’un but : toquer à la porte de l’administration américaine pour briser l’impasse qui étouffe le dossier sahraoui. Face à eux, le duo infernal marocain : Nacer Bourita, leur ministre des Affaires étrangères, et Omar Hilal, l’ambassadeur à l’ONU, ce provocateur patenté, champion des insultes crachées contre l’Algérie et la RASD.

Le Polisario n’y va pas en pigeon naïf ! C’est par pure responsabilité politique, par volonté de vérité, qu’il s’engage dans cette nouvelle manche. Il refuse de laisser le Maroc agiter son éternel chiffon rouge : « Les Sahraouis bloquent tout ! » Des décennies que le Front respecte scrupuleusement le cadre onusien, pendant que Rabat le piétine, le vide de sens, l’assassine à petit feu.

Sahara Occidental : 50 ans d’occupation marocaine

Depuis 1975, l’invasion marocaine du Sahara Occidental hurle l’injustice : un peuple spolié de son droit sacré à l’autodétermination. Rabat n’a jamais digéré la décolonisation. Chaque round de talks ? Une tactique pour ruser, bétonner l’occupation illégale, noyer le droit dans les sables du temps. Et le summum ? Novembre 2020, El Guerguerat : l’armée marocaine fonce dans la zone tampon, viole le cessez-le-feu de 1991, allume la mèche du conflit armé. La faute ? 100% marocaine. Eux seuls ont pulvérisé la MINURSO, les accords signés de leur main, le droit international tout entier.

Aujourd’hui, le Makhzen tremble, acculé, dos au mur. Son « plan d’autonomie » ? Quatre pages de vent, un mirage sans os : pas d’institutions solides, pas de garanties juridiques, zéro démocratie, rien sur les compétences, les ressources, les droits sahraouis. Pressé par les permanents du Conseil de sécurité, Rabat bégaie, s’effondre : incapable de pondre un vrai projet. Pourquoi ? Parce que ce régime féodal, autoritaire, obsédé par le pouvoir absolu, ne sait inventer l’autonomie – ni pour les siens, ni pour un peuple conquis !

Cette énième table ronde, impulsée par les USA, sent le piège à plein nez. Pas d’équilibre des forces, pas de bonne foi marocaine, pas de poigne internationale pour imposer la loi. C’est du théâtre pour geler le statu quo, cajoler l’occupant sous couvert de « processus ». Le Polisario le sait, et y va les yeux grands ouverts : pour clouer le bec aux menteurs, garder le Sahara occidental brûlant à l’agenda mondial, et prouver noir sur blanc que l’échec vient du Maroc et de ses complices.

Cette virée à Washington ? Pas du rêve éveillé, mais un uppercut politique. Elle met les États-Unis devant leurs devoirs historiques : soit le droit triomphe, soit on enterre l’ONU pour de bon au profit des lobbies. Le peuple sahraoui a tout tenté par la paix ; le Maroc, lui, a choisi la guerre, le mensonge, l’occupation. L’Histoire jugera.

K. H. 

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