Conseil de Sécurité : un verdict crucial pour la liberté du Sahara

Par Kahina Hammoudi
Demain, le 30 octobre 2025, le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit se prononcer sur une question fondamentale : la reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Depuis plus de cinquante ans, ce peuple endure le silence complice et les revirements d’un système international où les jeux de pouvoir l’écrasent.
Cette fois encore, il est confronté à la menace d’un veto qui prolongerait son calvaire et mettrait en péril la paix mondiale.
Le Conseil de Sécurité compte quinze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto — un privilège qui permet à une seule puissance de bloquer une résolution, même soutenue par la majorité.
Pour qu’une décision soit validée, il faut au moins neuf voix favorables, avec l’appui indispensable des dix membres non permanents, souvent oubliés mais essentiels.
La différence entre veto et abstention est cruciale : le veto tue la résolution, l’abstention lui donne une chance de passer.
Ce pouvoir, souvent instrumentalisé, sert les intérêts de quelques-uns au détriment des droits des peuples.
Cette session se déroule dans un climat tendu, marqué par des crises majeures où le droit international vacille face aux intérêts géostratégiques des grandes puissances.
Des initiatives tentent de restreindre l’usage du veto en imposant notamment des débats publics, mais le véritable changement dépendra de la volonté politique.
Le vote de demain est une épreuve de vérité: saura-t-on enfin faire respecter la justice pour le Sahara Occidental, ou laissera-t-on l’injustice perdurer ?
Les voix des membres non permanents sont aussi vitales que celles des puissances permanentes.
Il appartient à tous les membres du Conseil d’être à la hauteur de leurs responsabilités.
Le monde regarde. Le Sahara attend.
L’heure est venue de choisir le camp de la justice.
K. H.




