Conseil de sécurité : Réquisitoire implacable contre l’injustice onusienne… L’Afrique exige son siège permanent et brise le joug colonial odieux !

Par Kahina Hammoudi
Dans un moment historique qui a ébranlé les murs de New York, lundi, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a élevé la voix devant le Conseil de sécurité, réclamant un siège permanent pour l’Afrique dans cette instance prétendument gardienne de la paix mondiale. Comme un séisme, il a affirmé que l’exclusion de notre continent – abritant 1,4 milliard d’âmes – du représentant permanent après 80 ans d’existence des Nations Unies est une « injustice criante » et une « trahison de la justice » !
À travers son discours enflammé lors d’une session de débat ouverte de haut niveau sur « la réaffirmation de la primauté du droit international : voies pour asseoir la paix, la justice et le multilatéralisme », Youssouf a lancé la question qui doit retentir dans tous les recoins du monde : « Comment est-il concevable que le sort d’un continent géant soit décidé sans sa voix ? » Ce n’est pas un simple oubli, mais une crise de crédibilité pour le Conseil de sécurité lui-même, qui prône la démocratie tout en monopolisant le pouvoir par une poignée !
À cette occasion, le responsable africain a réaffirmé la position inébranlable de notre continent : un siège permanent avec tous les pouvoirs, y compris le veto, aux côtés d’une justice internationale véritable. Il a appelé à des partenariats solides avec l’ONU selon le chapitre VIII de la Charte, fondés sur le respect mutuel et la responsabilité partagée. L’ordre international d’aujourd’hui est fragile, gangréné par les sanctions unilatérales et l’érosion de la confiance ; aucune nation, quelle que soit sa puissance, ne peut affronter seule le terrorisme, le changement climatique, les pandémies, la pauvreté et les menaces sécuritaires sans coopération collective ancrée dans le droit !
L’Afrique ne parle pas théoriquement de la primauté du droit ; elle la vit au quotidien comme fondement de la souveraineté, de la dignité et du développement durable. Son engagement pour la paix est concret : de la résolution 2719 historique renforçant le partenariat avec l’ONU, à ses contributions en Somalie, en passant par le Fonds de paix africain. Nos États recourent de plus en plus aux juridictions comme la Cour internationale de Justice et les instances régionales pour trancher leurs différends pacifiquement, affirmant que « le droit prime sur la force » !
Youssouf conclut son intervention par un avertissement qui secoue les consciences : « Pour l’Afrique, la primauté du droit n’est pas optionnelle, on ne négocie pas dessus ; c’est la condition sine qua non de la paix véritable ! » L’Afrique se dresse aujourd’hui face à un monde qui feint la justice, réclamant ses droits légitimes. Le Conseil de sécurité écoutera-t-il enfin, ou persistera-t-il dans son injustice qui menace la paix mondiale ?
K. H.




