Collectivités: Le wali de Relizane limogé pour «négligences».

Le wali de Relizane a été démis de ses fonctions, ce lundi en fin de journée, pour avoir « fait preuve de négligences » dans l’exercice de ses fonctions, a annoncé la présidence de la République en fin de journée.
Le chef de daïra de Zemmoura, dans la même wilaya, et des responsables de l’Education ont subi le même sort.
Selon le document de la présidence de la République, le wali de Relizane, Abdesselam Lakhal-Ayat, est notamment accusé d’avoir présenté de « faux rapports » qui « ont caché la réalité » dans « l’exécution de projets de développement » dans sa wilaya.
« L’enquête est toujours en cours », ajoute le document.
C’est la première fois que la présidence de la République s’explique, de manière aussi claire et précise, sur une décision portant limogeage d’un responsable de wilaya.
Or, ce phénomène est connu dans une bonne partie des régions du pays : souvent, les données fournies ne correspondent pas à la réalité des réalisations.
C’est le cas du programme des « zones d’ombres » qui connaît des retards de réalisations dans beaucoup de régions.
Malgré cela, les responsables de ces wilayas continuent de dire que le projet a été « achevé ». Pourtant, les images de pistes non-goudronnées, de manque d’eau et d’enfants allant à l’école à pied dans les zones rurales continuent de nous envahir.
Cette décision va servir également d’exemple à d’autres responsables qui seraient tentés d’édulcorer la réalité pour masquer leurs échecs.
Une situation qui est loin d’être un phénomène, surtout dans les régions éloignées des caméras et des plumes de journalistes, ainsi que des yeux des responsables centraux.
Ce sont les citoyens, seuls, qui paient le prix de cette négligence coupable de responsables qui se sont toujours sentis impunis.
Mais cette impunité dure-t-elle longtemps?
Akli O.




