Électricité : l’Algérie atteint un pic de 21,8 GW, l’Égypte franchit les 40 GW

Par Rihane Naïli
L’Algérie et l’Égypte ont enregistré de nouveaux pics de demande d’électricité durant l’été 2026, sous l’effet des fortes chaleurs et de la pression croissante sur les réseaux de plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.
Algérie : 21,8 GW, en hausse de 6 %
Selon l’analyse de la conseillère en politiques publiques énergétiques, l’ingénieure Jessica Obeid, publiée par la plateforme spécialisée Attaqa («L’Énergie»), la pointe de la demande en Algérie a atteint environ 21,8 gigawatts. Cela représente une hausse de 6 % par rapport à l’été 2025.
Égypte : plus de 40 GW
L’Égypte a enregistré un pic de 40,2 GW à la mi-août, franchissant la barre des 40 GW. Au Maroc, la demande a atteint environ 8,4 GW, soit 5 % de plus que l’été précédent. La Tunisie a également connu un niveau record, mais les données disponibles sur l’ampleur de la pointe restent contradictoires, selon l’experte.
Des pays confrontés à des déficits
D’autres pays de la région peinent à fournir de l’électricité :
- Irak : la demande a dépassé 55 GW, pour une offre qui n’a pas excédé 21,6 GW ;
- Liban : l’alimentation électrique a varié de deux à quatre heures par jour dans certaines zones, avec des coupures totales ailleurs ;
- Koweït : des problèmes d’approvisionnement ont été relevés en juillet et en août, alors que la demande est restée proche de celle de l’été 2025.
Les recommandations de l’experte
Pour Mme Obeid, répondre à la hausse de la demande ne passe pas seulement par l’augmentation des capacités de production. Il faut aussi améliorer l’efficacité des réseaux, gérer la consommation et développer les technologies de stockage, notamment les batteries, qui peuvent alléger la pression aux heures de pointe.
Elle met aussi en garde : les projets d’exportation d’électricité vers l’Europe doivent tenir compte des besoins des marchés locaux, dans un contexte de consommation en hausse et de défis financiers et techniques liés aux projets d’interconnexion.
R. E.




