CAN 2025 : la CAF offre le trophée au Maroc sur un plateau d’argent, le Sénégal crie au scandale et saisit le TAS

Par Kahina Hammoudi
La Confédération africaine de football (CAF) vient de frapper un grand coup : deux mois après une finale âprement disputée entre le Sénégal et le Maroc (1-0 pour les Lions de la Teranga), elle dépouille les Sénégalais de leur titre pour le refiler aux hôtes marocains. Une décision du jury d’appel qui pue la magouille et qui achève de ruiner la crédibilité d’une instance déjà moribonde.
Du côté sénégalais, l’indignation est totale. La Fédération sénégalaise de football (FSF) qualifie ce verdict d' »inique, sans précédent et inacceptable ». « Le Sénégal usera de tous les moyens légaux pour faire valoir ses droits », tonne son secrétaire général, Abdoulaye Saydou Sow. Dossier en main, un collectif d’avocats prépare déjà l’assaut sur le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne. Objectif : annuler cette farce et ramener le trophée là où il a été gagné, sur le terrain.
Sadio Mané, capitaine et icône des Lions, ne mâche pas ses mots sur Instagram. « Corruption systémique et manque de transparence », dénonce-t-il, appelant à une « révolution profonde » pour sauver la passion de millions de fans. « Ce n’est pas le football pour lequel nous nous battons », assène-t-il, las des décisions opaques qui volent les mérites sportifs. Moussa Niakhaté (OL), Pathé Ciss (Rayo Vallecano) et d’autres coéquipiers surenchérissent : « Pour l’éternité, nous sommes champions ! Venez les chercher ! », lance le défenseur, photo-trophée à l’appui, tandis que les émojis hilares fusent.
La CAF, sous la houlette de Patrice Motsepe, collectionne les scandales. Critiquée pour sa gestion opaque, elle politise un sport censé unir le continent. « On a l’impression que le Maroc peut tout se permettre », lâche Claude Le Roy, ex-sélectionneur du Sénégal et du Cameroun, sur L’Équipe TV. « Plein de magouilles pour couronner le Maroc : c’est pitoyable ». Nabil Djellit y voit « l’arme nucléaire » d’une CAF à la dérive, Samir Nasri s’étouffe de ridicule (« La prochaine fois, en 2035 ? »), et Grégory Schneider ironise sur cette « chapelle Sixtine de la combine ».
Au Maroc, quelques supporters célèbrent dans les rues un titre virtuel, tandis que la Fédération royale prend acte de ce cadeau empoisonné. Mais derrière la liesse, c’est l’Afrique du football qui saigne : un précédent dangereux qui fragilise tout, des arbitres aux instances. Le Sénégal, porté par ses stars, pourrait bien enclencher un sursaut continental. Reste à voir si le TAS rendra justice… ou si la combine l’emporte une fois de plus.
K. H.




