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Brent explose à 92,69 dollars : Ormuz paralysé, l’Iran défie l’axe américano-sioniste

Flambée historique de 30%

Par Kahina Hammoudi

Le baril de Brent a pulvérisé les 90 dollars vendredi, clôturant à 92,69 dollars en hausse de 8% sur la séance et 27,88% sur la semaine, tandis que le WTI américain atteignait 90,90 dollars (+12%, +35,63% hebdo), un sommet inédit depuis 1983. Cette envolée de 30% depuis le 28 février signe l’embrasement du Golfe : l’Iran a clos le détroit d’Ormuz, artère vitale pour 20% du pétrole mondial, en riposte aux attaques américano-sionistes. Les marchés, tétanisés, intègrent une prime de risque stratosphérique.

Téhéran verrouille le goulet

Les Gardiens de la Révolution tiennent Ormuz sous coupe, bloquant tankers et méthaniers dans un rapport OAPEC qui sonne l’alarme sur le GNL qatari. Doha suspend sa production, deuxième mondiale, faisant bondir le gaz européen de 50%. Washington promet des escortes navales, mais la dissuasion iranienne – missiles sur Tel-Aviv et bases du Golfe – paralyse le trafic. Le bras de fer s’intensifie.

150 dollars et chaos économique ?

Les experts pressentent le Brent à 100 dollars imminent ; Saad al-Kaabi, ministre qatari de l’Énergie, brandit le spectre des 150 dollars si Téhéran résiste, «paralysant l’économie mondiale». L’Europe, privée de ses flux vitaux, paie l’addition. Alger, pourvoyeur clé de GNL, empoche des recettes records mais tremble face à une volatilité qui pourrait se retourner. Le monde retient son souffle : la résistance iranienne redessine l’ordre énergétique global.

K. H. 

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