Arhab lance une nouvelle ère pour l’inspection de la formation professionnelle

Par Kahina Hammoudi
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a présidé, ce lundi à Alger, l’ouverture des journées d’étude sur le corps de l’inspection du secteur, une rencontre qui s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation et de professionnalisation du système de formation en Algérie.
Modernisation du dispositif d’inspection
Sous le thème « L’Inspection générale de la formation et de l’enseignement professionnels dans une nouvelle phase », ces travaux visent à renouveler en profondeur le rôle de l’inspection, en la dépassant de la simple logique de contrôle vers une fonction d’accompagnement stratégique.
Les objectifs annoncés par la ministre – modernisation du cadre juridique, révision des critères de recrutement des inspecteurs, renforcement de leurs compétences et amélioration de leurs conditions de travail – traduisent une volonté claire de doter le secteur d’un outil d’évaluation exigeant, mais constructif, au service de la qualité pédagogique, administrative et financière des établissements.
Une vision claire et structurante
Nacima Arhab insiste sur la place d’« expert terrain » de l’inspecteur, placé au cœur du dispositif d’orientation et de suivi des réformes, plutôt que réduit à un simple agent de contrôle.
La ministre met également en avant l’enjeu de la culture de la qualité, dont l’inspection doit devenir le vecteur principal au sein des centres de formation, en garantissant la transparence, l’efficace utilisation des ressources et la conformité aux textes réglementaires.
Une réforme engagée et crédible
Dans ce contexte, la transformations numériques et l’adoption progressive d’un système intégré de suivi et de décision apparaissent comme des marqueurs concrets de la modernisation impulsée par le ministère.
Au‑delà des discours, la valeur du travail de la ministre réside dans la cohérence d’une feuille de route : réforme des programmes, développement de la formation par apprentissage, partenariat avec le secteur économique, montée en puissance du numérique, et désormais refondation du corps de l’inspection, véritable garant à long terme de la crédibilité et de l’efficacité du système de formation professionnelle en Algérie.
K. H.




