Le FMI salue les réformes et la nouvelle dynamique du secteur des hydrocarbures en Algérie

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, reçoit une délégation du Fonds Monétaire International (FMI).
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a reçu mardi à Alger, une délégation du Fonds Monétaire International (FMI) conduite par le chef de mission du FMI pour l’Algérie, Charalambos Tsangarides.
L’avenir énergétique de l’Algérie au cœur des discussions
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques menées par le FMI avec l’Algérie au titre de l’article IV de ses statuts, et s’est déroulée en présence du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, ainsi que de cadres du ministère et de la Banque d’Algérie, indique un communiqué du ministère.
Au cœur des discussions, l’avenir énergétique de l’Algérie. Mohamed Arkab a exposé les grands axes de développement des hydrocarbures, insistant sur les réformes structurelles et réglementaires en cours. Pour Alger, l’enjeu est clair : renforcer l’attractivité des investissements, nouer des alliances stratégiques et optimiser l’exploitation des ressources de brut et de gaz pour en faire le moteur de la relance économique et de l’indépendance énergétique.
Dans ce contexte, le ministre d’État a passé en revue les principaux indicateurs liés à l’évolution des activités d’exploration et de production, aux programmes de développement des gisements pétroliers et gaziers, ainsi qu’aux efforts déployés pour accroître les capacités de production, de transformation et de raffinage.
L’accent a aussi été mis sur le renforcement des industries pétrolières et gazières à forte valeur ajoutée, permettant ainsi de répondre à la demande nationale et de maintenir le statut de l’Algérie en tant que fournisseur d’énergie fiable aux niveaux régional et international.
Algeria Bid Round 2026, levier pour attirer les investissements
Arkab a également évoqué les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme d’investissements nationaux et internationaux dans le secteur, notamment à travers les projets menés par le groupe Sonatrach en partenariat avec de grandes compagnies mondiales. Il a souligné, à ce titre, l’importance du cycle d’appels d’offres international «Algeria Bid Round 2026», considéré comme une étape stratégique pour renforcer l’attractivité du domaine minier des hydrocarbures et attirer davantage d’investissements et de technologies modernes.
Dans le cadre de la transition énergétique et du développement durable, il a mis en avant les efforts consentis par l’Algérie, via le groupe Sonatrach et ses partenaires, pour réduire l’empreinte carbone de l’industrie pétrolière et gazière. Cela se traduit par le déploiement de programmes avancés visant à limiter les émissions de méthane, à réduire le torchage des gaz, à développer des projets de captage, de stockage et d’utilisation du carbone (CCUS), et à adopter des technologies à faibles émissions, conformément aux engagements environnementaux internationaux et pour renforcer la compétitivité de l’industrie énergétique nationale.
Focus sur les projets de Sonatrach
Les discussions ont également porté sur les projets portés par le groupe Sonatrach en matière de protection de l’environnement et d’amélioration de l’efficacité énergétique, en plus des programmes de développement de l’hydrogène bas carbone et des énergies renouvelables liés aux activités pétrolières et gazières, contribuant ainsi à bâtir un modèle énergétique plus durable.
Arkab a exposé aussi le programme de dessalement de l’eau de mer, qui constitue l’un des grands projets stratégiques du pays à travers la réalisation et l’exploitation de stations de dessalement dans plusieurs wilayas, dans le but de renforcer la sécurité hydrique et de garantir l’approvisionnement des citoyens et des secteurs économiques.
Le FMI salue les réformes et l’attractivité de l’Algérie
Par ailleurs, les deux parties ont examiné les perspectives de renforcement de la coopération technique et de l’échange d’expertises dans les domaines liés à l’industrie pétrolière et gazière, au développement des technologies modernes, à la numérisation, à l’innovation, à l’intégration locale des industries et services liés aux hydrocarbures, ainsi qu’au soutien à la formation et au développement des ressources humaines.
De son côté, le chef de mission du FMI a loué les efforts déployés par l’Algérie pour développer le secteur des hydrocarbures et améliorer son attractivité pour les investissements. Il a également salué les projets visant à concilier les impératifs de développement économique et les engagements environnementaux, réaffirmant l’intérêt du FMI à suivre ces réformes et à accompagner les démarches destinées à soutenir la stabilité économique et à promouvoir le développement durable.
R. E.





