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Algérie–Belgique : deux accords sensibles sur les visas et la réadmission des migrants irréguliers

Par Kahina Hammoudi 

Dans un contexte diplomatique en recomposition, l’Algérie et la Belgique viennent de franchir un nouveau cap dans la gestion de leurs relations bilatérales, notamment sur les questions sensibles de mobilité et de migration.

En déplacement à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a officialisé la signature de deux accords majeurs avec les autorités belges, en présence de son homologue Maxime Prévot et de la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt.

Le premier texte acte la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, un geste politique fort qui s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Algérie et Belgique. Le second, plus sensible, vise à structurer la coopération en matière de mobilité des personnes.

Sans entrer dans les détails, le chef de la diplomatie algérienne a évoqué un «chantier important» engagé entre les deux pays pour consolider le cadre juridique de leur coopération. Mais c’est du côté belge que les contours de cet accord ont été davantage explicités.

Pour Bruxelles, il s’agit clairement d’un dispositif de réadmission des ressortissants algériens en situation irrégulière. La ministre Anneleen Van Bossuyt n’a pas caché les objectifs : renforcer la lutte contre l’immigration illégale, réduire la pression sur les structures carcérales et, selon ses termes, «garantir une société plus sûre».

Qualifié d’«historique» par la responsable belge, l’accord prévoit notamment la possibilité d’organiser des transferts groupés, via des vols directs ou indirects, pour faciliter le retour des personnes n’ayant pas le droit de séjourner sur le territoire belge.

Ce rapprochement intervient dans un climat diplomatique particulier. Quelques mois plus tôt, Algérie avait décidé de mettre fin à un accord similaire avec la France, en pleine période de tensions entre les deux pays. Une décision qui avait marqué un tournant dans la gestion des questions migratoires par Alger.

Avec la Belgique, les autorités algériennes semblent désormais opter pour une approche plus ciblée, inscrite dans une logique de coopération bilatérale maîtrisée, où les enjeux de souveraineté, de sécurité et de circulation des personnes restent étroitement imbriqués.

K. H.

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