A la Une

Algérie-Allemagne : Plusieurs projets d’investissement et mémorandums conclus à Alger

Découvrez les projets d’investissement algéro-allemands signés lors du premier Sommet d’Investissement Germano-Algérien à Alger, mettant en lumière la collaboration dans l’industrie, le numérique et la formation universitaire pour renforcer le développement économique et technologique.

Par Kahina Hammoudi 

Les relations économiques entre l’Algérie et l’Allemagne reposent sur une longue histoire de coopération et d’échanges, marquée par un partenariat constant dans des secteurs industriels, technologiques et éducatifs.

Depuis plusieurs décennies, l’Allemagne figure parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Algérie en Europe, contribuant activement à la diversification de l’économie algérienne au-delà des hydrocarbures.

Ce lien s’appuie sur un engagement mutuel à stimuler l’investissement, le transfert de savoir-faire et le développement des infrastructures, dans un cadre bilatéral structuré.

Ce mercredi à Alger, cette dynamique a pris une nouvelle impulsion à travers la signature de plusieurs projets d’investissement et mémorandums d’entente, notamment lors de la première édition du Sommet d’Investissement Germano-Algérien (GAIS), organisé par la Chambre algéro-allemande de Commerce et d’Industrie (AHK), à l’occasion de son 20e anniversaire.

Le projet phare est porté par la firme allemande KSB, spécialiste de la production de pompes et vannes, qui engage un virage vers la production locale en Algérie. Kais Hadj Amar, DG de la filiale algérienne, souligne que cette initiative vise à couvrir la demande croissante des secteurs hydraulique, énergétique, industriel, pétrochimique et du bâtiment. Jusqu’ici importateur direct, KSB capitalise désormais sur son implantation historique de 15 ans pour industrialiser une offre locale à haute valeur ajoutée.

De son côté, la société Reichhart Logistic se positionne comme un acteur clé dans la chaîne d’intégration locale pour l’industrie automobile. Son projet de sous-traitance en Algérie cible la fabrication de systèmes d’échappement, un segment essentiel. Mohamed Mounir Harrir, son représentant, met en avant l’objectif de renforcer les synergies industrielles et logistiques locales, gage d’une montée en gamme du secteur automobile national.

Un troisième projet illustre la dynamique de coopération industrielle avec le lancement d’une coentreprise entre Weiss Chemie + Technik et l’industriel algérien ECBF Industrie. Cette alliance stratégique prévoit la production de colles et adhésifs pour des secteurs industriels diversifiés, notamment la construction navale et automobile.

Selon Sarah Sadi d’ECBF, cette collaboration ambitionne non seulement d’accélérer l’innovation industrielle mais aussi de dynamiser l’intégration locale, pour asseoir la compétitivité régionale de l’Algérie.

Sur le front du numérique, un mémorandum a été signé entre Siemens et Intelligent Network (iNET), focalisé sur le développement des infrastructures de data-centers. Le directeur général de Siemens Algérie, Mehdi Benzerga, souligne que cet accord vise à renforcer la digitalisation industrielle à travers des solutions technologiques avancées, tout en développant les compétences locales via un important transfert de savoir-faire.

Enfin, le groupe Bayer s’engage auprès des universités de Blida et d’Alger avec un mémorandum dédié au renforcement de la formation scientifique et technique des étudiants, en particulier dans les filières agricoles et pharmaceutiques.

Ce partenariat illustre l’importance d’une approche intégrée liant éducation et industrie, pour mieux répondre aux besoins économiques et sociaux.

Ces accords traduisent une volonté forte des deux pays de conjuguer expertise, innovation et transfert technologique pour bâtir des filières locales robustes et compétitives, dans un contexte de diversification économique et de digitalisation accélérée.

K. H.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page