Au cours de cette table ronde de haut niveau organisée dans le cadre de cette édition, placée sous le thème « Promouvoir l’initiative +Faire taire les armes+ et renforcer la paix durable grâce au partage d’expériences en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) et d’actions de déminage », les intervenants ont évoqué l’expérience algérienne en matière de déminage et de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre, notamment à travers le recours aux capacités nationales, le renforcement des cadres juridique et sécuritaire et la coopération régionale.
Dans ce cadre, le représentant du ministère de la Défense nationale (MDN), M. Ilyes Teroudi, a présenté l’expérience algérienne dans le domaine du déminage, rappelant que les opérations de déminage et de neutralisation des mines posées par l’occupation française ont débuté en 1963, immédiatement après l’indépendance.
Après avoir précisé que l’occupation française a laissé derrière elle 11 millions de mines, l’intervenant a expliqué que les opérations de déminage ont été confrontées à plusieurs défis, parmi lesquels l’absence de cartes précises des emplacements des mines, la nature du sol, les conditions climatiques, le déplacement des mines sous l’effet des facteurs naturels et l’extension des activités agricoles, soulignant que l’Armée nationale populaire (ANP) s’est appuyée, pour faire face à ces défis, sur son expérience, ses ressources humaines et ses propres moyens.
Il a indiqué que l’Algérie, qui a été parmi les premiers pays à ratifier la Convention d’Ottawa, a honoré ses engagements en matière de déminage, de destruction des stocks et de soutien aux victimes des mines antipersonnel.
De son côté, le directeur des Affaires politiques internationales au ministère des Affaires étrangères, Nazim Khaldi, a souligné que l’approche algérienne en matière d’élimination du trafic des armes légères et de petit calibre repose sur un dispositif juridique et institutionnel intégré, comprenant la prévention de la contrebande et du trafic illicite d’armes, le traçage des sources de financement de ces activités et le démantèlement des réseaux criminels qui y sont liés.