Alors que les équipes de la Protection civile luttaient sans relâche contre les flammes et portaient secours aux citoyens, un processus sécuritaire et judiciaire a été enclenché, simultanément, avec rigueur et fermeté, afin de déterminer les causes de ces incendies, la rapidité avec laquelle ces feux ont été pris en charge ayant mis en évidence le haut niveau de vigilance et de réponse des institutions et appareils de l’Etat, sous la direction des hautes autorités du pays.
Le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, avait présidé, le 30 août dernier, une réunion consacrée à la prise en charge des conséquences et des effets des incendies, en présence de hauts responsables militaires et civils, au cours de laquelle il a ordonné de modifier le Code pénal afin de réinstaurer la peine de mort, avec exécution, à l’encontre des pyromanes.
« Celui qui pense que la loi ne sera pas appliquée doit savoir que la société et la justice lui demanderont des comptes », avait averti le président de la République.
La veille de cette réunion, lors de sa visite à l’Hôpital des grands brûlés Dr Saïd-Chibane de Zéralda pour s’enquérir de l’état des blessés évacués des wilayas touchées par les incendies, le président de la République avait évoqué l’éventualité que ces incendies soient d’origine criminelle, soulignant que des enquêtes étaient en cours.
La gravité de la situation a nécessité une intervention rapide et intensive sur le terrain de la part de différents services sécuritaires et judiciaires et les enquêtes ne se sont pas limitées aux procédures traditionnelles, mais ont reposé sur des dispositifs sécuritaires rigoureux et des techniques modernes d’analyse et d’examen approfondi, notamment l’exploitation des caméras de surveillance et des enregistrements vidéo, ainsi que l’activation de systèmes de renseignement et d’intervention rapide suite aux signalements des citoyens.