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Détroit d’Ormuz : un avertissement contraint un pétrolier indien à faire demi-tour

Par Kahina Hammoudi

Un pétrolier indien battant le nom de « HAANA » a renoncé à emprunter le corridor sud du détroit d’Ormuz, dit « couloir d’Oman », après avoir reçu une mise en garde explicite l’enjoignant à ne pas poursuivre sa route, rapporte l’agence de presse iranienne Fars.

Le navire, qui s’apprêtait initialement à franchir ce passage stratégique, a modifié sa trajectoire et fait marche arrière dès réception de l’avertissement. L’agence iranienne n’a livré aucune précision quant à la nature exacte de cette mise en garde adressée au bâtiment commercial, laissant planer le doute sur son origine et ses motifs.

Plus révélateur encore, les mêmes sources font état d’une paralysie quasi totale du trafic maritime sur cette route méridionale au cours des vingt-quatre heures précédentes : aucun navire, marchand ou pétrolier, n’y aurait été recensé. Un silence de navigation qui tranche avec l’intensité habituelle de ce couloir, par lequel transite une part considérable du pétrole mondial.

Cet épisode survient alors que Téhéran affiche sa détermination face à la pression économique américaine. Le ministre iranien de l’Économie et des Finances, Ali Madanizadeh, a indiqué que le gouvernement s’était doté d’un plan biennal destiné à absorber les conséquences des sanctions, à consolider la résilience de l’économie nationale et à sécuriser l’approvisionnement en produits de première nécessité. Il a par ailleurs affirmé sa conviction que les États-Unis échoueraient, une fois de plus, dans leur entreprise de coercition à l’égard de la République islamique.

Dans des propos relayés lundi par l’agence Fars, le ministre a précisé que l’exécutif iranien anticipait de longue date ce regain de pression américaine et qu’il entendait, fort du soutien de la population, poursuivre à la fois la gestion de la crise et les efforts de reconstruction économique.

K. H. 

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