La réunion a été consacrée à l’examen des efforts conjoints pour faire des droits de l’homme un vecteur de paix, en vue de consacrer l’approche axée sur les droits de l’homme dans la prévention et le règlement des conflits et la réalisation d’une paix durable sur le continent africain.
Les travaux de la réunion se sont ouverts par une allocution prononcée par M. Mohamed Khaled, dans laquelle il a rappelé que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales constitue le pilier d’une paix, d’une sécurité et d’une stabilité durables en Afrique, soulignant la nécessité de renforcer la coopération entre le CPS et la CADHP et de traduire leurs engagements communs en actions concrètes.
L’ambassadeur a également mis en relief le rôle pivot des organisations non gouvernementales (ONG) dans l’alerte précoce, la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la paix, tout en insistant sur l’impératif pour ces organisations de faire preuve de crédibilité et de se tenir à l’écart de toute instrumentalisation au service d’agendas politiques ou d’intérêts particuliers.
Il a aussi appelé à renforcer le suivi de la mise en œuvre des décisions et des recommandations émanant des organes délibérants de l’UA, à travers une matrice dédiée à cet effet, en vue de contribuer à l’unification et à la coordination des efforts de l’Union suivant une approche commune cohérente.
Le président de la séance a en outre proposé la tenue d’une réunion biennale entre le CPS et l’ensemble des commissions et des instances relevant de l’UA concernées par les droits de l’homme, la gouvernance et la démocratie, dans le but de renforcer la coordination et d’unifier les efforts communs, afin d’améliorer la performance et d’atteindre des résultats concrets.