« A la suite du tragique accident ayant fait plusieurs victimes et blessés, l’ANIRA adresse ses sincères condoléances et exprime sa profonde compassion aux familles des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés », lit-on dans le communiqué.
« Tout en suivant les couvertures médiatiques ayant accompagné cet événement, l’Autorité a relevé, avec la plus vive réprobation, des pratiques médiatiques choquantes de la part de certaines chaînes audiovisuelles et plateformes électroniques, qui sont en totale contradiction avec les principes d’un journalisme professionnel, responsable et respectueux de la déontologie », ajoute l’ANIRA.
Et de souligner : « Malgré les mesures rigoureuses prises auparavant par l’Autorité à l’occasion d’événements similaires, on constate une nouvelle fois des manquements aux règles les plus élémentaires du traitement humain des crises, des événements tragiques et des drames qui en découlent, tant dans la forme que dans le contenu des couvertures médiatiques. Ces dérives se traduisent notamment par l’exploitation d’images de douleur et de détresse, un traitement des victimes et de leurs proches portant atteinte à leur dignité et à leur vie privée, ainsi que par des questions déplacées et provocatrices, en quête de scoop et de buzz au détriment du professionnalisme et du sens de responsabilité ».
L’Autorité rappelle à l’ensemble des organismes de communication audiovisuelle ainsi qu’aux plateformes diffusant des contenus audiovisuels sur les supports numériques « l’impératif de se conformer strictement aux dispositions de la loi organique 23-14 relative à l’information, ainsi qu’au décret exécutif 24-250 du 23 juillet 2024 fixant le cahier des charges générales imposables aux services de communication audiovisuelle ».
Elle souligne que « la liberté de la presse et le droit du public à l’information ne sauraient en aucun cas justifier une atteinte à la dignité humaine ou l’exploitation de la souffrance des personnes ».