Plusieurs compétences scientifiques algériennes établies en Italie ont salué, mardi, la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, portant création du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, qualifiant cette « démarche de stratégique à même de rassembler les énergies algériennes à l’étranger ».
D’autres catégories de la communauté scientifique en Italie ont également souligné que cette décision constituait une étape importante susceptible de soutenir le développement national à travers le transfert d’expertises et l’établissement de partenariats scientifiques durables avec les établissements universitaires et de recherche à l’intérieur du pays.
Dans ce contexte, le chercheur algérien, Dr Mohamed Abdelhay Abou Aïcha, résidant à Lecce (sud de l’Italie) et récemment diplômé de l’Université du Salento en ingénierie des systèmes complexes, a indiqué dans une déclaration à l’APS que les membres de la communauté scientifique en Italie ont accueilli cette décision avec « une grande satisfaction », exprimant son souhait de voir ce Haut conseil constituer un « espace reliant directement ces compétences aux universités algériennes, notamment aux étudiants et aux jeunes chercheurs ».
Il a estimé que ce Conseil représente une valeur ajoutée à même d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec les universités et les institutions internationales, permettant ainsi d’établir des partenariats scientifiques, d’attirer des projets de recherche et de transférer les expertises et les technologies modernes vers l’Algérie, en plus de créer un réseau de communication permanent entre les compétences algériennes établies à l’étranger.
Pour sa part, Dr Abdelkrim Boufermas, résidant à Pérouse (centre de l’Italie), traducteur auprès du ministère italien de la Justice et ancien enseignant universitaire, a affirmé que la création de ce Conseil reflète l’intérêt accordé par l’Etat algérien aux compétences nationales établies à l’étranger, lesquelles disposent d’un important capital d’expertise académique pouvant être mis au service de la patrie.
Il a ajouté que la mise en place de plateformes numériques de coopération, le lancement de programmes de partenariat à long terme, le renforcement des liens entre la recherche scientifique et le secteur économique, ainsi que l’encouragement de l’innovation et des start-up, « permettront sans aucun doute de transformer les connaissances en valeur ajoutée au service de l’économie nationale ».
Dans le même contexte, il a souligné que l’Algérie compte de nombreuses compétences établies en Italie, ce qui est de nature à donner un nouvel élan aux relations algéro-italiennes, aujourd’hui « solides et privilégiées ».
Dans le même sillage, M. Houari Chellakh, président de la Fédération des étudiants et cadres algériens en Italie (FSQAI), a estimé que cette initiative stratégique traduit la vision clairvoyante de l’Etat algérien en matière de valorisation de ses compétences à travers le monde et de leur implication dans le processus de développement national.
Il a ajouté que les membres de la Fédération ont accueilli cette décision avec « une grande fierté », car elle démontre clairement que l’Algérie accorde une attention particulière aux compétences de ses ressortissants établis à l’étranger et les considère comme « de véritables acteurs contribuant à bâtir l’avenir ».