Après avoir touché la péninsule Ibérique, la France et l’Italie, la masse d’air brûlant affecte désormais notamment l’Allemagne, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie, où une nouvelle journée de chaleur extrême était attendue dimanche.
« Plus de 1.300 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 21 juin en lien avec les températures élevées en Europe », a déclaré dimanche sur les réseaux sociaux le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
« A l’heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sous une chaleur extrême, des centaines de personnes sont décédées, des écoles sont fermées et les réseaux électriques sont mis à rude épreuve », a-t-il ajouté.
Les records historiques se sont accumulés samedi: le Danemark n’a jamais eu aussi chaud depuis la création des relevés météo en 1874, avec une température montant jusqu’à 37 C.
Dimanche, beaucoup de pays ont battu un nouveau record dont la Tchéquie (41,1 C mesurés à Doksany, au nord de Prague), la Pologne (40,5 C) et l’Allemagne (41,7 C ).
Dans ce contexte, à Berlin, la police a de nouveau utilisé des canons à eau pour permettre aux habitants de se rafraîchir, tandis que plusieurs pays ont multiplié les recommandations sanitaires, ouvert des centres climatisés et limité certaines activités en extérieur. Les infrastructures restent sous tension, avec des perturbations dans les transports et sur les réseaux électriques.
Les prévisionnistes s’attendent à une amélioration progressive sur l’Europe occidentale, mais préviennent que la chaleur continuera de gagner les Balkans et une partie de l’Europe orientale au début de la semaine prochaine.
En effet, les Balkans sont à leur tour frappés par la canicule depuis samedi, avec l’intégralité de la côte adriatique croate en alerte rouge.
Avec 39 C attendus à partir de dimanche dans certaines régions de Serbie, de Macédoine du Nord, de Bosnie et du Monténégro, selon les différents instituts météorologiques nationaux, la région devrait suffoquer au moins jusqu’à lundi.
Les climatologues rappellent que la multiplication et l’intensification des canicules constituent l’une des manifestations les plus visibles du changement climatique d’origine humaine.
R. I.