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Trump juge «insuffisante» la dernière proposition iranienne : les pourparlers au Moyen‑Orient restent dans l’impasse

Par Kahina Hammoudi 

Le président américain Donald Trump a exprimé vendredi son insatisfaction face à la nouvelle proposition transmise par l’Iran via Islamabad, dans le cadre de négociations censées sortir Washington et Téhéran d’une crise diplomatique et militaire prolongée au Moyen‑Orient.

Selon l’agence officielle iranienne IRNA, Téhéran aurait soumis jeudi soir sa dernière proposition de négociation au Pakistan, qui officie comme médiateur entre les deux parties, sans toutefois détailler les contours de ce texte.

Devant la presse, Trump a répété : « À ce stade, je ne suis pas satisfait de ce qu’ils proposent. Ils demandent des choses que je ne peux pas accepter. » Une déclaration qui illustre la profondeur des divergences entre les deux camps, même si le président américain tient à rappeler qu’il favorise toujours une sortie de crise par la voie négociée plutôt que militaire.

Les discussions tenues à Islamabad après l’entrée en vigueur d’un cessez‑le‑feu le 8 avril dernier n’ont pas permis de déboucher sur un accord définitif mettant fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque américano‑israélienne contre l’Iran. Les efforts diplomatiques stagnent donc, alors que les positions restent éloignées, que Washington maintient un blocus maritime des ports iraniens et que Téhéran, de fait, tient le détroit d’Ormuz fermé à la navigation maritime.

Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mené une série de rencontres vendredi avec ses homologues saoudien, qatari, turc, irakien et azerbaïdjanais, au cours desquelles ont été abordées les « initiatives de l’Iran pour mettre fin à la guerre », selon un communiqué officiel.

Une source diplomatique européenne a, par ailleurs, indiqué que la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, s’est entretenue par téléphone avec Araghchi pour évoquer les efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre en place des « dispositions de sécurité à long terme » dans la région.

Dans ce contexte, la crise au Moyen‑Orient semble moins se résoudre par un calendrier précis de négociations qu’elle se cristallise autour d’un conflit d’exigences de plus en plus irréconciliables, entre Washington et Téhéran, chacune campée sur des lignes rouges politiques, militaires et économiques.

K. H.

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