Législatives du 2 juillet : l’ANIE coordonne avec les missions diplomatiques la préparation du scrutin à l’étranger

Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Karim Khelfane, a présidé lundi une réunion de coordination par visioconférence avec les chefs de postes diplomatiques et consulaires à l’étranger ainsi qu’avec les coordinateurs de l’ANIE auprès de ces représentations, annonce un communiqué officiel de l’Autorité. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des élections législatives du 2 juillet 2026, qui doivent renouveler les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale.
Points techniques et juridiques au cœur des discussions
La réunion a été supervisée par M. Khelfane en présence des membres du conseil de l’ANIE et de cadres du ministère des Affaires étrangères, dans une logique de coordination étroite entre les instances électorales et les services diplomatiques. Les échanges ont porté sur «les aspects techniques et juridiques relatifs aux élections législatives du 2 juillet 2026», notamment la phase de retrait des formulaires, le dépôt des dossiers de candidatures et leur examen, afin de veiller à l’application rigoureuse du cadre légal et au bon déroulement du processus électoral.
Cette coordination vise aussi à préparer les modalités de vote de la communauté nationale à l’étranger, en s’appuyant sur les réseaux consulaires et diplomatiques, qui jouent un rôle central dans la gestion des inscriptions, des listes électorales et de l’organisation pratique du scrutin hors du territoire national.
Candidatures à l’étranger : 14 dossiers pour 11 partis
Le communiqué indique que, pour la circonscription électorale à l’étranger, le nombre de dossiers de déclaration de candidature retirés a atteint 14 au total, parrainés par 11 partis politiques différents. Toutefois, l’ANIE rapporte qu’«aucun dépôt de dossier de déclaration collective de candidature n’a été enregistré» à ce stade, ce qui laisse entrevoir un paysage candidat plus morcelé à l’échelle de la diaspora.
Cette précision intervient quelques jours après la clôture de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales, qui touchait plus de 24 millions d’électeurs, dont environ 264 000 membres de la diaspora algérienne. L’ANIE insiste sur la nécessité de clarifier les dossiers de candidature et de garantir la transparence, tandis que les partis et les indépendants multiplient leurs démarches pour participer à un scrutin présenté comme une étape importante pour la recomposition du champ politique national.
Une répétition générale pour un scrutin sous haute surveillance
Réunir les chefs de missions diplomatiques et les coordinateurs de l’ANIE avant la fin de la phase de candidatures permet de synchroniser les procédures, de corriger les éventuels points de blocage techniques ou juridiques et de renforcer la crédibilité du processus auprès des électeurs de l’étranger. Derrière ces préparations administratives se joue aussi la capacité de l’institution à piloter un scrutin dont les résultats, déjà anticipés comme une reproduction largement favorable au pouvoir exécutif, devront néanmoins répondre à des exigences accrues de transparence et de conformité formelle.
Ce rendez‑vous de Khelfane s’inscrit donc dans une logique de contrôle anticipé : expliquer les règles, sécuriser le mécanisme électoral à l’étranger et préparer le terrain pour un scrutin législatif qui se tiendra le 2 juillet 2026, au cœur d’un climat politique marqué par une forte défiance, mais aussi une mobilisation accrue des candidats et de leurs appuis hors du territoire.
R. N.




